Réalisation :Viet Linh Scénario : Viet Linh, d'après la nouvelle "L'Immeuble" de Nguyen Hô Images : Hai Bao Montage : Thien Huong Son : Le Ngu Nghia Musique : Phu Quang Décors : Pham Hong Phong Production : Giai Phong Films Studios, Ho Chi Minh Ville Hélène Vager et Franck Vager, LE BUREAU, Paris avec la participation de: L'Agence de la Francophonie, Fonds Sud Cinéma Ministère des Affaires Etrangères et Ministère de la Culture français) |
de VIET LINH SYNOPSIS A travers le destin d'un ancien hôtel réquisitionné pour servir de logement collectif à des cadres de la révolution, "L'Immeuble" évoque une période de l'histoire contemporaine du Viêtnam, qui va de la fin de la guerre en 1975 aux débuts de l'ouverture du pays à l'économie de marché à la fin des années 80. Ancien domestique promu gardien de l'immeuble, Tham est devenu l'égal de tous, et exprime sa reconnaissance à l'égard de la révolution par la conscience professionnelle avec laquelle il assure le gardiennage du bâtiment et la sympathie qu'il porte à tous ses habitants. Le vieux Tham, baptisé affectueusement Papy, est traité d'égal à égal par les héros de la lutte. Pendant plus de vingt ans, il sera le témoin de la vie de ses occupants et le gardien des secrets et des manies de chacun. Dégradations matérielles du bâtiment, mutations des comportements collectifs et des rapports individuels, Tham découvre avec amertume que personne n'est véritablement attaché à l'immeuble, que chacun n'y vit que contraint, que tous sont dans l'attente d'un départ. Jusqu'au jour où se présentent des visiteurs occidentaux qui veulent racheter l'hôtel et proposent aux occupants un dédommagement financier pour quitter les lieux... |
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"L'immeuble", 1er film vietnamien distribué dans le circuit commercial
PARIS, 22 jan (AFP) - "L'immeuble" de la cinéaste Viet Linh, qui évoque le changement des mentalités et l'évolution de la société vietnamienne à travers le microcosme des occupants d'un ancien hôtel, est le premier film vietnamien distribué dans le circuit commercial en France. A la fin de la guerre, en 1975, l'hôtel Victory est réquisitionné pour servir de logement collectif à des cadres de la révolution. Tham, le vieux gardien d'autrefois, maintenu dans ses fonctions, est rejoint par Minh Ly, la jeune nièce de l'ancien patron, qui choisit de rester dans son pays plutôt que de fuir à l'étranger avec le reste de sa famille. Entre les fuites d'eau, les pannes d'électricité et le système D, la vie s'organise avec les inévitables problèmes de cohabitation. Mais l'amour est plus fort que les préjugés entre Ly et un ancien combattant. Et le vieux Tham, baptisé affectueusement Papy, est respecté et accepté par tous. Hélas, l'immeuble va être démoli pour faire place à un grand hôtel et ses occupants vont devoir partir. Edifiant, un peu naïf, "L'immeuble" n'en dépeint pas moins la perte de l'idéal révolutionnaire, confronté aux dures réalités, à l'individualisme qui gagne et à l'argent roi. Adapté d'une nouvelle de Nguyen Hô, le film rejoint l'histoire de la cinéaste: Viet Linh a habité dans un immeuble réquisitionné à son retour du maquis. Il a été racheté par son ancien propriétaire, revenu d'exil à la suite de la libéralisation économique, et la réalisatrice s'est inspirée des gens qu'elle y a côtoyés. Viet Linh, dont c'est le sixième long métrage, est ce qu'on appeler une "cinéaste officielle", salariée du studio Giai Phong de Ho Chi Minh Ville, et tenue de faire régulièrement un film. Née en 1952 à Saïgon, elle a rejoint les maquis du FNL en 1968 et c'est là qu'elle s'est formée au métier avant d'aller étudier à Moscou dans les années 80. Si l'Etat finance les films, les scénarios doivent passer le filtre de la censure. "Actuellement, dit-elle, sur une quarantaine de scénarios soumis à l'Etat, huit en moyenne obtiennent un financement". Elle même en a plusieurs "en rade". "L'immeuble" a bénéficié en France d'une aide du Fonds Sud Cinéma, financé par les ministères des Affaires étrangères et de la Culture. |
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