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Pas de grands principes, pas d'orientation générale pour cette rentrée. En guise d'éditorial, quelques notes qui en diront peut-être autant. u La traduction de « Pêche d'automne » que nous proposons page 40 est belle et savante. Est-elle pour autant absolue et définitive ? Efface-t-elle les versions antérieures ? Périmée la traduction de DöÙng &emdash;ình Khuê dans Les Chefs d'Ïuvre de la littérature vietnamienne (Saigon, Kim Lai A·n Quán, 1966, p. 362) ? Dépassée la traduction que Lê Thành Khôi propose dans Aigrettes sur la rizière (Gallimard/Connaissance de l'Orient, 1995, p. 191) ? Vieillie la version de l'Anthologie de la littérature vietnamienne (Hanoi, Éditions en langues étrangères, tome III, 1975, p. 161) ? Cette dernière est encore reproduite par Huõö NgoÔc (À la découverte de la culture vietnamienne, Hanoi, Éditions Thé GiÙÙi, 2006, p. 975) qui nous rappelle que ce poème de Nguyeãn Khuyeãn tous les enfants vietnamiens l'apprennent par cÏur sur les bancs de l'école. Huõö NgoÔc nous apprend encore que l'étang du poème &endash; lui dit « la mare » &endash; avait finalement été comblé et transformé en rizière. Le site a cependant été réhabilité en 1998. Une stèle de granit bleu porte gravés une notice biographique du poète et le poème en nôm. Ce qui m'agace est de ne pas savoir où c'est. À Yên &emdash;oã ? u Au mois de juillet, je lisais ceci sous la plume de François Tourane dans Vietnam, Mémoires vives (Lonely Planet, « Écrivains voyageurs », 2007, p. 50) : « C'est en feuilletant [É] Les Carnets du Viêt Nam, où il avait lui-même publié une critique d'art, que Duong Tuong a retrouvé la trace de son vieil ami. » Le mois suivant, je m'entretenais moi-même de choses et d'autres avec DöÙng TöÙng. Tandis qu'il me présentait ses créations poétiques et m'exposait ses projets de traduction (Mort à crédit de Céline), je me disais que tout se croise et s'entremêle. Et il me plaisait que nos Carnets participent à de tels rapprochements. u Pourquoi ai-je accepté les trois bâtonnets d'encens que cette femme me tendait ? Je les ai plantés gauchement sur l'autel de Nguyeãn Du non sans douter du sens de mon geste. Oh ! je ne crus pas ! je ne fus pas Claudel près du second pilier de Notre-Dame !... Mais quelque chose de pascalien me soufflait que certainement je n'avais rien à perdre. Pour autant, devais-je croire que nos Carnets eussent à gagner de cette révérence au temple du grand lettré (village de Tie·n &emdash;ieýn, district de Nghi Xuân, province de Hà Tiõnh) ? La vérité est que le poète du Kim Vân Kieýu est aujourd'hui tarifé à 5.000 dôngs l'entrée et fonctionnarisé : Nguyeãn Du ferme à onze heures et demie. u Ces phrases (d'Émile Jouvenel, SÏur Alice, Paris, Figuière éditeur, 1928, p. 76 et de Charles-Henri Favrod, Le Temps des colonies, Lausanne, Éditions Favre, 2005, p. 122) n'ont rien à voir l'une avec l'autre, sinon que la même fascination perdure : « C'est l'heure où les serpents dorment dans les frangipaniers et les bananiers verts »... « C'est la formidable embuscade végétale : les feuilles sont flasques, les troncs poreux, la brousse mollusque, l'air visqueux et sucré. » Le rapprochement montre qu'un imaginaire poétique (fût-il médiocrement exprimé) nous incite toujours à rêver le Viêt Nam. C'est un danger dont nous pouvons jouir mais dont nous devons nous garder. Philippe Dumont
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par Dominique Foulon Bui Thi Kim libérée, Pas de Vietnamiens cannibales au Qatar, mais É La traite continue. Scandale à Dien Bien Phu Nguyen Huy Thiep décoré Catastrophe Visite par Vu Hông Nam par Trân Thi Chanh Mouniama et Ph. Dumont par Michel Blanchard par DaÎng Phong au Sud du Viêt Nam dans les années 1930 par Caroline Herbelin Peu d'études existent sur l'habitat rural du Sud du Viêt Nam pendant la colonisation. On connaît les travaux incontournables de Pierre Gourou sur l'habitat rural Tonkinois et sur l'habitat d'Annam (1), mais le géographe s'arrête au Binh Dinh, considérant que l'habitat rural en Cochinchine, ouvert aux influences occidentales, s'est « abâtardi ». Les habitations méridionales ne retiennent pas son intérêt car il les considère « sans style et sans originalité ». de François May ![]() par Gérald Gorridge ![]() par Janine Gillon Trois regards littéraires sur ceux que l'on appelait les Moïs par Henri Copin nouvelle par André Arnaud par Nguyên Giang Huong poème de Nguyên Khuyen Traduction : Alexandre Lê, Ngô Tu Lâp et Alain Guillemin par Philippe Dumont Un résistant vietnamien à la colonisation française étude de Claude Gendre préfacée par Charles Fourniau L'Harmattan, 2007 19,50 ¤, roman de Tran Thi Hao L'Harmattan, « Lettres asiatiques », 2007 16,50 ¤ récits de voyages de François Tourane préface de Jean Lacouture Lonely planet, «Convergences », 2007 roman de Chu Lai traduit par Alain Clanet, Cao Thi Lan Huong et Jacqueline Pouchou L'Aube, 2007 23 ¤ roman de Duong Thu Huong, traduit par Phuong Dang Tran Sabine Wespieser, 2007 24 ¤ raconté par Zineb Labidi illustré par Simone Bernier calligraphie Pascale Elbaz Comité Français pour le Village de l'Amitié à Van Canh, 2 place du Méridien, 94807 Villejuif Cedex, sd. recueil de nouvelles de LyÙ Lan, traduites par Marina Prévot NXB Giáo DuÔc, 2006. recueil poétique de Vi Thuyÿ Linh Hô Chi Minh-Ville, NXB Van nghê 2006 (édition bilingue) traduites par Danh Thành Do-Hurinville Éditions de l'Association des écrivains, Hanoi, 2006 roman de Minh Tran Huy Actes Sud, 2007 18 ¤ album mêlé de souvenirs du photographe Nicolas Cornet Le Chêne, 2007 35 ¤ manga de Daisuke Nishijima adapté par Pascale Simon et Éric Montésinos Kana (Dargaud-Lombard), Bruxelles, 2007 | |