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L?’édito se fait toujours all’improvviso. Pourquoi ne pas m’inspirer – en zigzaguant – du sommaire ci-contre ? Est-ce qu’elles l’appellent Bác H?, « Oncle Hô » ? Pourquoi tant d’images montrent-elles Hô Chi Minh entouré de petites filles ? Ma question n’est pas convenable. Je ne parlerai pas d’Hô Chi Minh. Mémoire et histoire sont deux sœurs chamailleuses. Aujourd’hui, le CAFI de Sainte-Livrade-sur-Lot est livré aux promoteurs immobiliers. Une certaine histoire veut oublier cette scorie de la politique coloniale, mais la mémoire reste vive chez celles et ceux qui y ont vécu. Dans l’indispensable Connaissance du Vi?t-nam de Huard et Durand, les dernières lignes concernant « l’enterrement » disent ceci : « L’exhumation et la transplantation du corps dans une autre sépulture a lieu trois ou quatre ans plus tard. Elle se fait dans un cercueil de terre cuite sans couvercle où les ossements sont recouverts par du papier rouge. Le cérémonial est beaucoup plus simple que celui de l’enterrement initial (1). » La cérémonie s’appelle ?ám c?t m?. Elle se pratique encore. « Des souvenirs de ma vie littéraire, les plus doux, les plus profonds, les plus vivaces sont peut-être ceux que je conserve du premier séjour que j’ai fait à Huê, la capitale nostalgique », écrivait Ph?m Qu?nh (2). Un paragraphe dans un roman de Pham Van Ky : Albert Londres se trouve à battre la campagne avec M. Monguillot, résident supérieur du Tonkin. Ils arrivent à une école et un enfant « dont on n’aurait pu dire lequel était le plus grand de lui ou de son crayon » se plante « devant le chef blanc ». Et le gamin de déclamer « d’une voix de typhon » : « – Mon-sieur le ré-si-dent su-pé-rieur. Vous nous donnez l’ins-tru-que-tion. Mé-re-ci. Nous étudierons bien, d’abord pour ré-com-penser la Fre-ance (France) pro-tec-te-trice, ensuite par-ce que nous avons beaucoup dé-sir de sa-voir, etc. (4) » Mon propos ne mène nulle part ? Soit, mais ce n’est pas une impasse. Cahin-caha, nous poursuivons. C’est cahoteux, ce n’est pas le chaos. Nous trébuchons, nous achoppons. Notre pas est irrégulier mais il nous porte encore. Rendez-vous plus avant. Philippe Dumont
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p 2 : Forum p 3 : Editorial
par Dominique Foulon et Duong Tuong ?Manifestations des catholiques de Ha
noi
. Comment faire du journalisme au Viêt Nam par ?Hervé Lisandre 6?2e au classement de Reporters sans frontières. Selon l’association de défense des journalistes, le Viêt Nam bafoue la liberté de la presse. Avec l’arrestation d’une dizaine de bloggeurs en 2007, et celle, en avril dernier, de deux journalistes vietnamiens et d’un journaliste américain d’origine vietnamienne pour « abus de pouvoir » (en réalité, une enquête sur une affaire de corruption), le pays compte parmi les dix pires États au monde. des images à l’icône par Pierre Brocheux D?epuis plusieurs décennies, les Vietnamiens vivent entourés d’images de H? Chí Minh, sur papier et sur pellicule, gravées dans le bois ou la pierre, fondues dans le métal, quand ce n’est pas un comédien de chair et d’os qui incarne H? sur scène. Les visiteurs étrangers s’étonnent devant cette ubiquité multiforme des représentations du « Père de la nation ». Celles-ci sont-elles le produit d’un mouvement spontané ou l’application d’une volonté politique ? L’accoutumance des Vietnamiens est-elle le fruit de la routine ou s’explique-t-elle par une familiarité profonde voire intime ? Ces questions nous conduisent à en chercher les réponses dans le cheminement iconographique de « l’Oncle Hô » tout en y discernant les fonctions successives ou simultanées et leurs métamorphoses mais aussi les éventuels glissements ou dérives de sens. par Jeannette Ullman par Ch. Delaunay photos : F. Coiffard et N. Roudaut par Régis Arrighi
p24 :
La pause p 26 :?Cérémonie de transfert des ossements. p32 ?Un certain regard sur Huê ?Du pays de mes aïeux
parVu Hông Nam ?Site historique reconnu par l’UNESCO, Huê est incontournable. p36 : ?Les jonques vietnamiennes ?Des barques gravées sur les tambours de bronze de ?ông S?n aux pittoresques bateaux-paniers, des batailles victorieuses sur les armadas chinoises livrées par les jonques légères à l’embouchure du fleuve B?ch ??ng, aux pacifiques yeux peints des bateaux de pêche ou de transport d’aujourd’hui, l’histoire du Viêt Nam est étroitement liée à celle de ses bateaux qui font la synthèse des techniques et traditions marines allant de la Corne d’Afrique jusqu’au Nord de la Chine, passant par l’Inde et l’Océanie.
par Duong Tuong S?ais-tu, la nuit dernière, j’ai rêvé de Lê D?t. C’est bien un cadeau de la vie de faire la connaissance d’hommes comme lui. Et je me remémore sa réponse à une question impromptue que je lui ai posée : – Quel est votre poème préféré? – Apparition de Mallarmé (et après quelques secondes)… pour contrebalancer ma disparition… » Ainsi m’écrit Chánh Mouniama deux jours après la disparition de notre ami, le poète Lê ??t. p 40 : ?En lisant, en étudiant
par Dominique Foulon et Philippe Dumont ?Le Choix de Hai ?Petite histoire de la voiture piégée ??La vie s’estompe, je demeure ?Le Cormoran du grand fleuve Bleu ?Indochine… Une passion jamais éteinte ?Autorités et entreprises suisses
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