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Editorial: Rien ne m’agace, ni ne m’intrigue, comme les incohérences éditoriales. Je trouve exaspérant, mais stimulant, de voir vendue sur le Net une carte postale imprimée par Victor Fievet à Hanoi et intitulée Cochinchine : Femmes Saïgonnaises et le même cliché être publié de nos jours avec la mention : Prostituées, Saigon, 1898 (1). À quelle incohérence, à quelle tendance, tient un tel glissement sémantique ? Curieux et suspicieux, j’ai examiné quelques cartes postales. C’est dans le même esprit que je m’étais appliqué à lire quelques documents pas folichons mais dont le témoignage « objectif » révèle que la doxa sur les bienfaits du colonialisme peut être reconsidérée. Le résultat de ma lecture était en réserve de publication – une sorte de roue de secours. Un projet d’article n’a pas tenu et ça fait deux papiers pour moi ! Il est temps que je m’arrête et rejoue collectif. Nos Carnets du Viêt Nam souffrent et peinent en même temps qu’ils s’inscrivent tout juste dans la durée. Est-ce, comme le syndrome de Werner, un vieillissement prématuré ? Le moral est parfois incertain, l’esprit lunatique. Financièrement, les Carnets auxquels nous travaillons bénévolement sont un peu notre danseuse, une funambule balançant sur son fil, tantôt vacillante, tantôt ramenée à l’équilibre en prenant le vent dans son ombrelle. Par envie, par folie, nous avons pris le risque d’éditer Rivière des Parfums de Gérald Gorridge. Faites-le savoir, offrez l’album, achetez-le nous – sauf exception, il n’est pas distribué en librairie – pour que nous rentrions dans nos frais. En attendant, il faut revenir aux comptes de la ménagère (2). L’augmentation des frais d’envoi et d’impression nous imposent d’augmenter le prix de vente de la revue qui passera à 7 € à compter du numéro 22, soit 28 € l’abonnement annuel (les abonnements en cours ne seront pas touchés). Pour l’avenir, sans doute à la rentrée, nous avons le projet d’éditer hors abonnement un numéro spécial de 24 pages uniquement réservé à l’œuvre « indochinoise » du peintre Jean Bouchaud réalisée dans les années 1924-1925. Nous souhaitons avoir encore de beaux jours à partager avec vous.
Philippe Dumont
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p 2 : Forum p 3 : Editorial
par Dominique Foulon et Nguyên Cuc
- Pour contrer la crise : stimuler la demande - Les migrants, premières victimes de la crise. - La construction d’un hôtel stoppée à Hanoi - Une bombe rouge - Cachez ce sein… Une exposition interdite - Miss Printemps 2009 - Don Duong coupable de chantage - En bref
L’avenir du régime de parti unique
Un poème de Nguyên Binh
La Vietnamienne dans la carte postale 1ère partie
« Nous avons construit des écoles... » Un chêne que l’on abat prématurément Note de lecture :
par Philippe Dumont Homme jaune et Femme blanche Présence au cœur, Viêt-Nam, Quatrième génération Le palais du Mandarin variations culinaires Le Rivage, Une épopée indochinoise Félix Dioque (1880-1948), Un colonial Hanoi |
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