Vingt-six cas du SRAS sont sortis de l'hopital

Hanoi 31 mars (AVI) - Ving-six patients guéris de la pneumonie atypique ou syndrome respiratoire aigü sévère (SRAS) sont sortis de l'hôpital vietnamo-français, vingt-deux autres attendent leur tour, a fait savoir le ministère de la Santé lundi à Hanoi, lors d'une réunion sur la poursuite du programme de prévention et de lutte contre le SRAS.
A l'heure actuelle, quatre patients dont trois Français doivent rester au lit, selon rapport présenté à la réunion qui a précisé qu'un malade restait encore sous l'assistance respiratoire mais semblait aller mieux.
Les mesures prises par le service de la santé publique du Vietnam s'avéraient efficaces et ont été appliquées par quelques pays. Au Vietnam, la maladie a été limitée dans l'intérieur de l'hôpital vietnamo-français. Aucun nouveau cas de SRAS n'a été signalé depuis le 24 mars dans l'hôpital ni dans la communauté. Nombre de mesures strictes de contrôle épidémiologique sont appliquées aux portes frontalières. Les fiches de déclaration sanitaire ont été distribuées par le ministère de la Santé aux personnes passant les portes frontalières du Vietnam.
 La réunion, qui convoquait des représentants des services de la santé et du commerce, des comités populaires des villes et provinces les plus ouvertes au tourisme, a discuté des mesures de prévenir le SRAS sans affecter le développement de l'économie et du tourisme.
 La réunion a constaté que la contamination du SRAS de l'extérieur restait encore redoutable dans le courant des échanges internationaux. Le comité national de pilotage contre la pneumonie atypique a recommandé de créer des comités du genre de niveau de ville et province et d'attribuer au président du Comité populaire de province le droit de faire fermer, bloquer ou mettre à la quarantaine les restaurants et hôtels abritant des personnes affectées de SRAS ou soupçonnées de l'être.
Le comité a souligné que les suspects du SRAS parmi les touristes étrangers venus au Vietnam seront appelés à rentrer chez eux, et pour les cas graves, les malades seront transportés par voitures d'ambulance jusqu'à l'hôpital à Hanoi. Pour l'instant, les touristes devront passer à des tests de santé aux péages d'autoroute. Pour accélérer ce travail, le gouvernement a décidé de débourser 16 milliards de dongs au programme de prévention et de lutte contre le SRAS, notamment aux localités limitrophes.-AVI

Tous les passagers entrés au Vietnam feront la déclaration de santé

 Hanoi 31 mars (AVI)- Afin d'endiguer le risque de propagation du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), le ministère de la Santé du Vietnam vient de prendre une décision selon laquelle tous les passagers entrés au Vietnam, étrangers et Vietnamiens confondus, devront faire la déclaration sur leur état de santé.
Le ministère de la Santé a transféré 500.000 fiches sanitaires à des Services de mise en quarantaine dans les portes-frontières de l'aviation, de la voie terrestre et des ports maritimes. En se basant sur ces déclarations, les services sanitaires du Vietnam peuvent être au courant du nombre de passagers entrés au Vietnam, leur but et la durée de leur séjour, leur état de santé. Ces informations lui permettront d'intevenir à temps en cas de nécessité.
Le ministère de la Santé a demandé aux services sanitaires de toutes les localités d'intensifier les activités de prévention et de lutte contre la maladie. Quand les malades ayant des symtômes du SARS sont dépistés, les localités doivent prendre immédiatement les mesures préventives et faire un rapport au ministère de la Santé.
Nguyen Hoang Cuc, directeur adjoint du groupe d'aéroports du Nord, a fait savoir qu'une force spéciale chargée de la surveillance des vols à destination du Vietnam en provenance des pays où est née cette épidémie, en particulier ceux de Hong Kong, a été fondée.
Pour les vols au bord desquels est présent un nombre de passagers suspects d'être affectés du SRAS, la force spéciale s'efforcera de circonscrire la maladie et prendra des mesures de traitement nécessaires dès l'atterrissage des avions. Les patients seront envoyés dans une chambre à part, puis à l'Institut de la médecine clinique des maladies tropicales pour l'examen et le traitement. Pour les avions transportant des patients du SRAS, après son atterrissage, l'avion sera amené à un endroit spécial pour la désinfection.
 Nguyen Hoang Cuc a affirmé que les passagers qui partent des régions touchées par l'épidémie et qui entrent au Vietnam par voie aérienne seront isolés et traités effectivement.-AVI

lundi 31 mars 2003, 21h03

Pneumopathie atypique: trois nouveaux cas suspects en France
PARIS (AP) - Trois personnes ont été placées en observation en France après avoir voyagé sur le même vol que le médecin français de l'hôpital français de Hanoï -seul cas de pneumopathie atypique actuellement avéré en France- qui a été hospitalisé à Tourcoing (Nord), selon le Directeur général de la santé Lucien Abenhaïm.
"Depuis le début de l'alerte, en France, 189 personnes ont présenté des signes cliniques pouvant évoquer un syndrome aigu respiratoire sévère (SARS) au retour d'un voyage d'une zone affectée" en Asie du sud-est, recense un communiqué de la Direction générale de la Santé (DGS).
"Parmi celles-ci, 177 ont été exclues", précise la DGS, ajoutant qu'outre le "cas probable" hospitalisé à Tourcoing, "onze patients font encore l'objet d'un suivi", dont les trois voyageurs du vol du 23 mars (Hanoï-Paris via Bangkok), actuellement hospitalisés à Besançon, Montpellier et Bordeaux.
La personne hospitalisée à Besançon "était assise dans le siège situé devant le médecin de Tourcoing", a précisé Pr Abenhaïm lundi au cours d'une conférence de presse. Celle hospitalisée à Bordeaux se trouvait "plus de deux sièges en arrière" et celle de Montpellier est "un membre du personnel navigant". Pour l'heure, ces trois personnes ne remplissent pas "tous les critères (...) pour être classées comme cas probables de SRAS", souligne la DGS.
Par ailleurs, trois Français sont actuellement sous surveillance à Hanoï: "l'un se trouve dans un état grave, le deuxième est en convalescence, selon les critères de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le troisième est en voie d'amélioration". D'où l'annulation du vol Hanoï-Paris "prêt à partir jeudi dernier (27 mars)" et qui devait les rapatrier, a expliqué Pr. Abenhaïm.
"Du fait de l'aggravation de l'état du premier malade et des normes très strictes édictées par les Centres de contrôle des maladies d'Atlanta pour les conditions de rapatriement des patients par avion", l'avion n'est pas parti, a-t-il ajouté. "Les deux autres malades évoluant favorablement, un rapatriement ne semblait pas indispensable".
Lucien Abenhaïm a également annoncé le renforcement des mesures sanitaires lors du débarquement des passagers à Paris, dû à l'importance accrue de l'épidémie à Hong Kong. Il a déconseillé tout voyage à destination de la Chine et de Hong Kong, où les autorités sanitaires font état d'une inquiétante augmentation du nombre de malades touchés par la pneumopathie atypique. Elle a déjà causé la mort de 54 personnes dans le monde.
L'Institut Pasteur a identifié le type de virus de la pneumonie atypique "chez des patients (de l'hôpital) de Hanoï (Vietnam) et chez le cas français hospitalisé à Tourcoing (Nord)", a également annoncé le Pr Abenhaïm. "Il semble très clair que le type de virus, c'est ce qu'on appelle un coronavirus, mais un type de coronavirus inconnu jusqu'ici", a-t-il souligné sur LCI, saluant les progrès "considérables" réalisés en peu de temps.
Les coronavirus sont notamment responsables du rhume et de graves maladies animales.
"Pour l'instant nous n'avons pas vraiment de tests, mais on devrait dans les prochains jours et semaines aller beaucoup plus vite pour confirmer des cas de la maladie", a estimé M. Abenhaïm, rappelant qu'"à partir du moment où un virus est isolé, on peut le cultiver, le faire se reproduire, tester des médicaments".
Une conférence de presse sur le sujet devrait avoir lieu mardi à l'Institut Pasteur.
Seuls les cas déclarés de pneumopathie atypique sont contagieux, a rappelé le Pr Abenhaïm. Selon les recommandations édictées par l'OMS, les personnes asymptomatiques ayant été en contact avec des malades n'ont pas besoin de prendre de mesures particulières, mais doivent faire l'objet d'une surveillance attentive.
Interrogé sur le délai d'incubation de la maladie, le directeur général de l'Institut de veille sanitaire, le Pr Gilles Brucker, a répondu qu'il était "de deux à dix jours, mais une surveillance est assurée pendant 15 jours, pour plus de sûreté".
Selon l'OMS, après guérison, la convalescence doit durer dix jours -à compter du premier jour sans fièvre ni toux- avant la reprise d'une activité normale. AP

Epidémie de Syndromes respiratoires aigus sévères (SRAS) en Asie du Sud-Est

Point au 31 mars 2003 par l'Institut de veille Sanitaire
1- Que sait-on sur le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS)

Il s'agit d'une pneumopathie (infection pulmonaire) fébrile (fièvre >38°) sévère pouvant évoluer vers une insuffisance respiratoire. L'agent responsable n'a pas encore été identifié. En date du 31 mars, près de 1500 cas de SRAS ont été identifiés essentiellement dans quatre pays : Chine (Hong Kong et province de Guangdong), Vietnam (ville d'Hanoï), Singapour et le Canada. D'autres cas isolés ont été signalés à Taiwan, en Thaïlande, au Canada, et dans plusieurs pays européens. (cf. tableau au format pdf). A l'heure actuelle, plusieurs équipes internationales coordonnées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) auxquelles l'InVS a participé travaillent activement pour identifier le germe responsable de cette épidémie et la documenter. L'hypothèse la plus probable est celle d'un virus. L'hypothèse d'un virus de type " paramyxovirus " a été annoncée initialement par plusieurs équipes indépendantes. L'hypothèse d'un virus de type "coronavirus" est aussi sérieusement considérée par plusieurs équipes. Ces hypothèses peuvent potentiellement permettre le développement d'un test diagnostique. Cependant, elles doivent d'être plus amplement confirmées.

La maladie se transmet de personne à personne par contact étroit avec un malade. La grande majorité des cas concernent des professionnels de santé. Les cas rapportés à ce jour en Asie du Sud-Est ont pu être reliés de manière directe à un autre cas (relation patient-soignant ou famille proche). Il n'existe pas d'argument patent à ce jour que la maladie se transmette par un contact ponctuel ou éloigné avec une personne touchée. On suspecte une transmission par l'intermédiaire des sécrétions oro-pharyngées ou respiratoires et peut être aussi les liquides biologiques. Enfin, les données disponibles à ce jour indiquent que la durée d'incubation de la maladie serait comprise entre 2 et 10 jours.

suite

samedi 29 mars 2003,
Un expert de l'OMS est mort de pneumonie atypique

HONG KONG (AP) - La pneumonie atypique a fait une nouvelle victime en Asie: un expert italien de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), premier médecin à avoir identifié l'épidémie, a succombé samedi à cette mystérieuse maladie.

Dans le même temps, la ville de Hong Kong, durement touchée par le syndrome aigu respiratoire sévère (SARS), a fait état de 45 nouveaux cas et d'un décès. La peur a conduit des milliers de personnes à revêtir des masques chirurgicaux pour se protéger d'une éventuelle contamination.

L'OMS a annoncé samedi que le Dr Carlo Urbani, un expert en maladies infectieuses de l'agence onusienne, par ailleurs président de Médecins sans frontières (MSF) en Italie, était décédé samedi en Thaïlande. Agé de 46 ans, il avait été contaminé par la maladie au Vietnam et recevait depuis un traitement.

Le Dr Urbani est le premier médecin à avoir identifié le SARS chez un patient américain qui avait été admis dans un hôpital d'Hanoï avant de succomber à la maladie.

Selon l'OMS, le travail de cet expert a permis à l'établissement hospitalier de mettre en place très rapidement des mesures de surveillance. De nombreux cas avaient ainsi pu être identifiés grâce à lui et isolés avant que le personnel de l'hôpital ne soit contaminé.

"Carlo a été l'un des premiers à voir qu'il y avait quelque chose d'étrange dans" cette épidémie, a souligné Pascale Brudon, la représentante de l'OMS au Vietnam. "Lorsque les gens ont vraiment commencé à s'inquiéter à l'hôpital, il était là chaque jour. Il prélevait des échantillons, il parlait au personnel et il renforçait les procédures de contrôle", s'est-elle souvenue.

Par ailleurs, le ministère de la Santé de Hong Kong, une des régions les plus touchées par l'épidémie selon l'OMS, a signalé samedi 45 nouveaux cas. Au total, douze personnes sont mortes dans l'ancienne colonie britannique, tandis que 470 autres ont été contaminées. Un millier d'habitants ont dû être placés en quarantaine.

Des milliers d'habitants de Hong Kong portent des masques, mais rares sont ceux qui osent s'aventurer dehors. Les écoles ont été fermées. L'économie du territoire est au ralenti. Une filiale de la Banque de Chine a été fermée au public samedi pour nettoyer le bâtiment, après qu'un membre du personnel a contracté la maladie. La Hongkong and Shanghai Banking Corporation, principal bailleur de fonds de la ville, a également fermé un des étages de son siège.Singapour, qui a déjà recensé deux décès sur son territoire, a par ailleurs annoncé trois nouveaux cas samedi. Vendredi, la ville a doublé le nombre de personnes placées en quarantaine et elles sont désormais plus de 1.500 à être isolées de leurs proches et du monde extérieur. De son côté, Taïwan a annoncé que le nombre de cas avérés de SARS dans l'île était passé de dix à douze. Enfin, 59 cas suspects sont surveillés aux Etats-Unis, et 35 patients sont suivis au Canada.

A ce jour, selon l'OMS, le SARS a causé la mort d'au moins 55 personnes, tandis que 1.485 ont été contaminées. AP

Communiqué conjoint du ministère de la Défense et du ministère de la santé, de la famille et des personnes handicapées (Paris, le 29 mars 2003)

Evaluation de l'état de santé des trois malades français atteints de syndrome respiratoire aigu sévère à Hanoï

L'état de santé des trois malades français atteints de syndrome respiratoire aigu sévère (SARS) à l'hôpital français de Hanoï a été évalué par l'équipe médicale sur place :
- l'un d'entre eux n'est pas transportable,
- l'un est en état stationnaire,
- le troisième est convalescent.

De ce fait, et compte tenu des recommandations sur les conditions de transport des personnes présentant un SARS édictées par le CDC (centers for disease control) d'Atlanta (Etats-Unis) le 26 mars, il a été décidé d'envoyer une équipe médicale du service de santé des armées qui poursuivra les soins sur place et assurera la relève des onze personnels soignants du SAMU de Paris envoyés depuis plus de deux semaines en renfort à l'hôpital français de Hanoï.

L'équipe de relève est constituée de neuf personnes :

- quatre médecins dont un infectiologue, chef de mission,

- quatre infirmiers,

- un logisticien.

Leur arrivée à Hanoï est prévue le dimanche 30 mars dans la soirée.

L'équipe du SAMU 75 rentrera, elle, dans les jours suivants à Paris.

samedi 29 mars 2003, 0h39

Les trois médecins français d'Hanoï victimes de l'épidémie de pneumonie atypique seront soignés sur place

PARIS (AP) - Une équipe médicale du service de santé des armées devrait arriver dimanche soir à Hanoï pour prendre en charge les trois malades français atteints du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS) actuellement hospitalisés à l'hôpital français de la ville, annonce vendredi un communiqué du ministère de la Santé.

L'un des malades n'est "pas transportable", un autre est dans "un état stationnaire" et le troisième est "convalescent", précise le communiqué.

"De ce fait, et compte tenu des recommandations sur les conditions de transport des personnes présentant un SARS édictées par le CDC (centers for disease control) d'Atlanta (Etats-Unis) le 26 mars, il a été décidé d'envoyer une équipe médicale du service de santé des armées qui poursuivra les soins sur place et assurera la relève des onze personnels soignants du SAMU de Paris envoyés depuis plus de deux semaines en renfort à l'hôpital français de Hanoï", explique le ministère.

L'équipe de relève est constitué de neuf personnes, quatre médecins dont un infectiologue chef de mission, quatre infirmiers et un logisticien, ajoute le communiqué. L'équipe du SAMU devrait rentrer dans les jours suivants à Paris.

Les responsables de l'ambassade française à Hanoï avait d'abord annoncé jeudi que les trois médecins seraient rapatriés en France.

Quatre personnes sont mortes du SARS à l'hôpital vietnamien et des dizaines d'autres y ont contracté la maladie. AP

vendredi 28 mars 2003, 4h44
Une hôtesse de Singapore Airlines revenant d'Allemagne atteinte de pneumonie atypique

SINGAPOUR (AP) - La compagnie aérienne Singapore Airlines a annoncé vendredi qu'une hôtesse de l'air présente dans le vol de Francfort transportant un médecin singapourien infecté est atteinte du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).
"Elle a de la fièvre et est considérée comme cas probable", a dit la porte-parole de la compagnie aérienne Innes Willox.
Les autorités sanitaires de la ville-Etat considèrent les patients comme "cas probable" lorsqu'ils montrent les symptômes du SRAS et qu'ils ont eu des contacts étroits avec une personne infectée.
Deux personnes sont mortes de pneumonie atypique à Singapour et le ministère de la Santé a recensé 78 cas de SRAS.
L'hôtesse de l'air était l'un des 35 membres d'équipage bénéficiant d'une repos forcé depuis l'arrivée du vol à Singapour le 16 mars, a dit Willox.
Les autres membres d'équipage, qui ont tous été mis en congé, seront informés des suites par la compagnie aérienne.
Toutefois, Willox a déclaré qu'il n'y avait aucune nécessité immédiate de contacter les passagers qui se trouvaient à bord de ce vol dans la mesure où ils avaient été placés en quarantaine pendant 10 heures à Francfort et avaient été informés par les services sanitaires en Allemagne et à Singapour. AP

Quatre patients atteints de la pneumonie atypique retrouveront leur famille aujourd'hui

 Hanoi 27 mars (AVI) - Quatre patients atteints de la pneumonie atypique (SARS) dont trois femmes et un homme seront autorisés à sortir de l'hôpital aujourd'hui, le 27 mars, a fait savoir M. Ban, vice-directeur de l'hôpital franco-vietnamien. Auparavant, sept autres patients ont été guéris et ont retrouvé leur famille mercredi après-midi après avoir passé des examens de santé.
A l'heure actuelle, vingt-trois patients de SARS sont soignés à l'hôpital franco-vietnamienne, un seul a besoin de l'appareil d'assistance respiratoire. Depuis le 20 mars, aucune personne n'a été hospitalisée. La plupart des patients SARS sont des agents sanitaires et des gens en contact avec l'hôpital franco-vietnamien, selon Trinh Cong Huan, chef du Département de la santé préventive, dépendant du ministère de la Santé, et chef du Comité gouvernemental de surveillance épidémiologique. Entre le 24 mars et 26 mars, 58 cas de contamination du SRAS ont été recensés dans tout le Vietnam, dont 4 morts et 6 sont sortis de l'hôpital. Le ministère de la Santé du Vietnam a réservé 71 milliards de dôngs en faveur du programme de prévention et de lutte contre le SARS. Le Vietnam continuera à coopérer avec les experts de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et des autres pays pour étudier l'origine du SARS et prendre des mesures efficaces pour empêcher la propagation de cette épidémie.
Lors d'un point de presse tenue mercredi au Vietnam, l'OMS et le ministère de la Santé du Vietnam, ont fait appel aux pays et institutions internationales d'accorder des aides financières et des équipements en faveur des établissements sanitaires du Vietnam destinés à la prévention et à la lutte contre les maladies contagieuses tropicales. -AVI

mardi 25 mars 2003, 12h12
Premier cas de pneumopathie atypique en France

PARIS (AFP) - Le premier cas avéré de pneumopathie atypique a été détecté en France, chez un soignant de l'hôpital français de Hanoi touché par l'épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), rentré du Vietnam dimanche 23 mars et hospitalisé à Tourcoing (Nord), a-t-on appris mardi auprès de la Direction générale de la Santé (DGS).

Onze patients revenant d'Asie et présentant des symptômes pouvant ressembler à une grippe ou à ceux de la pneumopathie atypique sont suivis en France, selon la DGS

Sur 133 notifications de patients présentant une symptomatologie pouvant ressembler à une grippe ou à une pathologie respiratoire et provenant de la zone géographique asiatique surveillée, "122 cas ont pu être écartés, onze sont toujours suivis", dont le cas avéré de Tourcoing, selon un bilan établi lundi soir par la DGS.

"Les personnes voyageant dans les sièges proches de celui de ce patient ont été recherchées et sont informées individuellement ainsi que le personnel navigant et l'équipe du service médical des aéroports qui l'a accueilli", précise la DGS.
Elle rappelle le numéro vert (0800-150-160) destiné à renseigner les personnes qui reviennent ou veulent se rendre prochainement dans la zone géographique surveillée (Hanoï, Hong Kong, Singapour et province de Canton en Chine du Sud).
La DGS renouvelle ses recommandations aux passagers ayant emprunté le même vol que le patient de Tourcoing (AF Hanoi-Paris via Bangkok arrivé dimanche dernier à Roissy Charles De Gaulle à 6h55).
Ceux qui présenteraient, dans les dix jours suivant leur retour, de la fièvre ou une toux ou des symptômes respiratoires doivent appeler, sans délai, le centre 15 qui leur indiquera la conduite à tenir. Selon les données actuellement disponibles, la durée d'incubation est de 2 à 10 jours avec une moyenne de 7 jours.
A Hanoi, une infirmière est décédée dans la nuit du 22 au 23 mars, et un médecin le 23 mars, portant à 4 le nombre de victimes parmi le personnel soignant de l'hôpital. L'épidémie de pneumopathie asiatique a fait 17 morts dans le monde sur les 456 cas recensés lundi dans 13 pays par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dernier message de l'Ambassade au sujet de l'alerte à l'Hôpital français de Hanoi

Lundi 24 mars 2003 - 16 h

http://www.ambafrance-vn.org/

lundi 24 mars 2003, 13h13

HONG KONG (AFP) - L'épidémie de pneumonie atypique a continué lundi de frapper en Asie où 4 morts ont été signalés à Hong Kong et à Hanoï ce qui porte à 17 le total des morts dans le monde.

A Hanoi, un médecin et une infirmière vietnamiens de l'hôpital français de Hanoi sont morts lundi du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Au total le virus de la pneumonie atypique a fait 4 morts dans la capitale vietnamienne.

lundi 24 mars 2003, 10h41
Un soignant hospitalisé avec symptômes "compatibles" avec pneumonie atypique

PARIS (AFP) - Un membre de l'équipe soignante ayant travaillé à l'hôpital français de Hanoï (Vietnam) a été hospitalisé au centre hospitalier de Tourcoing avec des symptômes "compatibles" avec la pneumonie atypique asiatique, a indiqué la Direction générale de Santé (DGS).

"Pour l'instant, on n'a pas toutes les données biologiques pour confirmer le diagnostic de ce cas qui est cependant pris en charge comme un cas probable" de la maladie, a précisé dimanche soir à l'AFP le professeur Lucien Abenhaïm, patron de la DGS. "Ce cas probable reste en cours d'investigation par l'équipe clinique et l'Institut de Veille sanitaire", ajoute-t-il.

"Cette personne est revenue de Hanoï par le vol AF 171 (Hanoi-Paris via Bangkok) arrivé à Roissy Charles de Gaulle le dimanche 23 mars à 6h55", précise par ailleurs la DGS.
Aussi par précaution, la DGS "recommande au personnel naviguant et aux personnes ayant voyagé sur ce vol, et qui présenteraient dans les dix jours suivant leur retour de la fièvre, une toux ou des symptômes respiratoires, d'appeler le 15 qui leur indiquera la conduite à tenir". "Selon les données disponibles à ce jour, la durée d'incubation est en moyenne de 5 jours et peut aller de 2 à 7 jours", ajoute la DGS.

La DGS rappelle qu'"un numéro vert (0 800 150 160) a été mis en place pour renseigner les personnes revenant ou se rendant prochainement dans la zone géographique surveillée (villes de Hanoi, Hongkong, Singapour et province de Guangdong en Chine du sud)".

Au Vietnam, cette pneumonie désignée sous le vocable de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a emporté trois soignants, deux infirmières vietnamiennes et un médecin français, Jean-Paul Derosier. Ces trois victimes travaillaient pour l'hôpital français de Hanoi. La dernière victime est une infirmière vietnamienne de l'hôpital français de Hanoi décédée lundi, a indiqué lundi l'ambassade de France à Hanoi. La jeune femme avait été placée sous respiration arritificielle depuis plusieurs jours.
Quatroze décès au total ont été dimanche relevés dans le monde.
Mercredi, un cas hospitalisé à Orléans avait été suspecté d'être le premier cas probable en France, avant d'être écarté, notamment en raison de l'amélioration de l'état de ses poumons à la radio dans la journée.

La pneumonie atypique a été maitrisée au Vietnam

Hanoi 24 mars (AVI)- Le Vietnam s'est employé, s'emploie et s'employera à prévenir et maitriser le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et ne le laissera pas à exercer de l'influence sur les activités économiques et sociales, a souligné Mme Phan Thuy Thanh, porte-parole du ministère vietnamien des AE.

 Répondant lundi à la question de certains correspondants sur le fait que le Département d'Etat américain a conseillé aux citoyens américains d'examiner leur décision de quitter le Vietnam et de ne pas venir au Vietnam en raison du SRAS, le porte-parole du MAE a souligné:

 Ces estimations ne reflètent pas exactement la réalité de la situation, du traitement et de la maitrise du SRAS au Vietnam. Récemment, ont apparu dans certains endroits du monde des cas contaminés. Cette maladie a été introduite au Vietnam par un patient américain d'origine chinoise. Les services sanitaires du Vietnam ont immédiatement pris des mesures positives pour empêcher la propogation dans la communauté. Le ministère de la Santé a mis en place un comité spécial de prévention de la maladie. Le Premier ministre a décidé le 19 mars la création d'un Comité national de pilotage de la prévention de la maladie. Le Vietnam a strictement coopéré avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et certains pays dont les Etats-Unis pour prévenir et lutter contre le SRAS et a reçu de l'assistance professionnelle et technique, ainsi que des équipements sanitaires et médicaments.

 Le SRAS a été fondamentalement contrôlé et maitrisé. Quelques cas suspects ont été séparés pour le traitement. On ne signale presque pas de nouveaux malades dans les hôpitaux. Plusieurs d'entre eux se sont rétablis et vont sortir de l'hôpital. D'autres patients font l'objet d'un traitement positif. Les mesures rigoureuses d'isolement et du contrôle du virus, pour que cette maladie ne devienne pas une épidémie, ont été déployées avec efficacité par les services de compétence. Actuellement, la pneumonie atypique est radicalement localisée à l'Hôpital franco-vietnamien et l'Institut des maladies tropicales de l'Hôpital Bach Mai. Tous les cas contaminés sont liés à la source de contagion de l'Hôpital français, aucun cas n'est signalé hors de ce foyer.

Les mesures de prévention et de lutte contre la pneumonie atypique ont été largement propagées au sein de la communauté et aux agents sanitaires à la base.

Le système d'établissements de traitement du Vietnam a été hautement apprécié dans la région et le monde. En outre, le Vietnam dispose d'un fort système de supervision des maladies contagieuses. Avec la coopération et l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de certains pays, le Vietnam a suffisament de bases matérielles, d'équipements et d'agents sanitaires nécessaires pour traiter et maitriser cette maladie. Les succès du Vietnam, hautement appréciés par l'OMS, ont prouvé cette réalité.

 Le désir d'être envoyés à l'étranger des malades sera examiné, avec l'accord du pays d'accueil, et à condition qu'il y ait des moyens et des équipements nécessaires pour ne pas laisser propager le virus et assurer l'état de la santé du malade lors du déplacement.

Nous sommes convaincus que les touristes étrangers, les investisseurs et les hommes d'affaires étrangers sont confiants en des mesures positives prises par le Vietnam dans le traitement efficace des malades et dans la minimisation de la propagation de cette maladie dans la communauté, a ajouté le porte-parole. -AVI

Libération lundi 24 mars 2003 -

Un cas probable de pneumopathie atypique
Un Français de retour de Hanoi a été hospitalisé hier à Tourcoing.
Par Eric FAVEREAU

http://www.liberation.fr/page.php?Article=98028

Création du Comité national de prévention de la pneumonie atypique

Hanoi 20 mars (AVI) - Le Premier ministre a décidé le 19 mars de créer le Comité ad-hoc de prévention de l'épidémie SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), connue plutôt comme une pneumonie atypique.

Selon la décision, le comité sera dirigé par la doctoresse Tran Thi Trung Chiên, ministre de la Santé. Ses deux adjoints sont le professeur-docteur Nguyen Van Thuong, vice-ministre de la Santé, et le directeur de l'Institut central de l'hygiène et de l'épidémiologie. Les membres du Comité sont des vices-ministres des Affaires étrangères, de la Culture et de l'Information, de la Sécurité publique, de la Défense nationale, des Finances, de la Communication et du Transport; le directeur général du Tourisme et un représentant du Bureau gouvernemental.

Le comité ad-hoc se compose de quatre services chargés de la surveillance, de la lutte contre l'épidémie; du traitement; de la sensibilisation auprès de la population, et de la logistique.

 Le Comité a pour tâche d'élaborer le plan de coordination des activités entre les ministères et les branches dans la prévention et la lutte contre le SRAS. Il se charge également d'effectuer des contrôles des activités des ministères et les branches dans la mise à exécution de ce plan.

Jeudi après-midi, le professeur Nguyen Van Thuong a fait savoir que 15 personnes touchées par la pneumonie atypique sont guéries à l'hôpital franco-vietnamien à Hanoi. D'autres patients continuent à fait l'objet des soins intensifs.

L'ambassade de France à Hanoi a remercié le ministère vietnamien de la Santé d'avoir accordé des aides dans les soins des patients français et étrangers dans l'hôpital Vietnam-France. -AVI

Selon Cap-Vietnam: Les départs reprennent
- 21/03/03: Selon l'AFP Aucun cas probable de la pneumonie asiatique n'a été recensé en France d'après un bilan de la direction générale de la santé (DGS) et les voyagistes français reprennent les départs vers l'Asie. "Sur la base de l'évaluation clinique, radiologique, biologique et épidémiologique, environ 85 cas ont pu être écartés, dont celui de la personne hospitalisée à Orléans", a indiqué la DGS. Ce dernier cas à Orléans avait été un moment suspecté d'être un cas probable de la maladie, désignée sous le vocable de Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS) par l'OMS.
Les principaux voyagistes français qui avaient annulé provisoirement leurs départs vers le Vietnam dans l'attente d'obtenir plus d'informations après l'alerte à l'épidémie de pneumonie atypique commencent à les reprendre et considérent la crise "à peu près terminée".
Les voyagistes , comme Fram, Asia, Kuoni ou Jet Tour , "ont repris leurs départs ou vont les reprendre d'ici vendredi", a déclaré Philippe Demonchy, porte-parole du Syndicat national des agents de voyage (SNAV).
Consignes de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) relatives aux voyages:
Actuellement, L'Organisation Mondiale de la santé, Oms, n'a pas recommandé de limiter les voyages vers le Vietnam.

Communiqué de la MAI

Le 18 mars 2003
La Mission de l'adoption internationale informe les candidats à l'adoption qui souhaiteraient se déplacer au Vietnam et d'une manière plus générale dans la zone du sud-est asiatique qu'en raison de l'évolution de l'épidémie de pneumopathie atypique survenue dans cette région, il est recommandé aux particuliers de différer temporairement et dans la mesure du possible leurs déplacements notamment à Hong Kong et Hanoï.

mercredi 19 mars 2003, 5h59

Un médecin français meurt de la pneumonie atypique à Hanoi

HANOI, Vietnam (AP) - Un médecin français est mort à Hanoi de la pneumonie atypique qui a déjà tué une dizaine de malades et infecté plus de deux cents personnes dans le monde.
Le médecin avait traité à l'Hôpital français d'Hanoi un homme d'affaires américain qui avait été diagnostiqué comme étant porteur de la maladie et était mort après avoir été évacué vers Hong Kong, a affirmé le directeur général de l'hôpital Yves Nicolai.
Une infirmière du même hôpital également en contact avec l'Américain est morte samedi.
L'Organisation mondiale de la santé a affirmé que la maladie avait déjà touché 219 personnes dans le monde, et a confirmé neuf décès, à Hong Kong, en Chine, au Canada et au Vietnam.
Les autorités de Hong Kong ont attribué la mort d'une dixième personne à la maladie. Le médecin français serait donc la onzième victime de la "pneumonie".
M. Nicolai a affirmé que le médecin faisait partie d'une équipe de praticiens tournants qui travaillaient un à deux mois par an à l'Hôpital.
Trois autres personnes sont toujours dans un état critique à Hanoi tandis que sept personnes infectées se sont presque rétablies, a précisé M. Nicolai. AP

Ministère de la Santé: mainmise sur la pneumonie atypique

 Hanoi 18 mars (AVI) - La pneumonie virulente a été contrôlée dans l'ensemble, a officiellement annoncé mardi le vice-ministre vietnamien de la Santé Nguyên Van Thuong, chef du Comité spécial de prévention et de lutte contre la maladie.

A ce jour, la pneumonie atypique a été maîtrisée. Les malades sont mis sous haute surveillance médicale. Le nombre des patients hospitalisés s'est réduit peu à peu et la virulence de la maladie a également baissé, a-t-il affirmé lors d'un point de presse du Comité central de l'idéologie et de la culture.

La maladie semble avoir fait son apparition le 26 février avec l'hospitalisation d'un homme d'affaires américain d'origine chinoise âgé de 48 ans qui est mort jeudi à Hong Kong après avoir voyagé à Shanghai et Hong Kong et avoir été hospitalisé dans un premier temps à Hanoi puis transféré à Hong Kong devant l'aggravation de son état.

Une infirmière vietnamienne de l'Hôpital franco-vietnamien qui s'était occupée de ce patient est décédée samedi après avoir contractée la pneumopathie atypique. La maladie a jusqu'à dimanche touché 46 Vietnamiens et étrangers qui sont actuellement traités dans les établissements hanoiens.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lancé mercredi dernier une mise en garde internationale contre une forme grave de pneumonie, tandis que le ministère de la Santé se tient depuis sur le qui-vive, décrétant la quantaine dans des hôpitaux où se trouvent les patients atteints des maladies respiratoires.

Le Vietnam devrait poursuivre encore des mesures de prévention contre cette maladie pour parer à tout risque de contamination, comme la pneumonie virulente a été signalée dans certains pays dans la région et dans le monde, a toutefois recommandé l'OMS.

Le ministère de la Santé a demandé aux services sanitaires locaux de prendre des dispositions et de coordonner les actions avec les organes compétents pour déployer des mesures préventives et urgentes contre la maladie aux aéroports et portes frontalières.

Cette forme de pneumopathie virulente constitue une menace pour la santé à l'échelle de la planète, a indiqué l'OMS dans un communiqué diffusé à Genève samedi dernier, appelant le monde à travailler ensemble pour trouver sa cause, guérir les malades et arrêter sa diffusion. -AVI

Pneumonie : Branle-bas de combat à Hanoi
Thu Hà/Courrier du Viêt Nan ( 18/03/03 )

Depuis les premières informations sur la forme de pneumonie atypique qui s'est déclarée dans plusieurs pays, la branche sanitaire vietnamienne déploie une série de mesures pour la prévenir.

Le Centre de prévention sanitaire de Hanoi a renforcé la surveillance des patients soignés dans les établissements sanitaires de la ville, notamment dans les hôpitaux franco-vietnamien et Bach Mai. L'attention est également soutenue dans 31 quartiers relevant de huit arrondissements et districts ayant des patients contaminés par ce virus étranger. Les habitants vivant dans les zones considérées comme foyers de l'épidémie ont reçu des flacons de sulfarine destinés à soigner les infections du nez, ainsi que des masques. De plus, la zone autour de l'hôpital franco-vietnamien a été désinfectée depuis le 15 mars.

Tout le réseau de lutte et de prévention des épidémies des arrondissements et districts se mobilise. Les lieux à hauts risques comme les aéroports, les écoles, les hôtels et les noeuds de communications sont d'ores et déjà en état d'alerte.

L'équipe de contrôle des épidémies internationales travaille avec les aéroports afin de mettre en place des mesures pour détecter les passagers contaminés par ce virus mortel.

Un certain nombre de médicaments, de vêtements et d'équipements spécialisés ont été prévus pour les cadres sanitaires travaillant dans les foyers d'épidémie. Une cinquantaine de lits de l'hôpital Dông Da sont prêts à accueillir les patients atteints de maladies respiratoires aiguës.

La solidarité en partage

Dans un esprit de solidarité, le gouvernement japonais a envoyé une délégation de spécialistes pour enquêter sur cette forme grave et atypique de pneumonie. L'Organisation mondiale de la santé (OMS), pour sa part, a également dépêché ses experts à Hanoi pour conjuguer leurs efforts avec ceux des confrères français, américains, japonais et vietnamiens, dans le but d'aider à prévenir cette maladie et à traiter les personnes touchées.

L'OMS et le Comité spécial de prévention de cette maladie ont recommandé de traiter activement les malades en quarantaine, de renforcer la prévention individuelle contre l'affection et d'éviter les bains de foule, de se faire consulter sans tarder par un médecin dès qu'apparaissent les symptômes cliniques comme forte fièvre, toux sèche, douleur au thorax... et d'observer strictement la surveillance épidémiologique des patients et de leurs proches. Pour sa part, le Centre de prévention sanitaire de Hanoi a conseillé aux habitants de la capitale de veiller à la propreté de leur espace de vie, de préserver l'hygiène des voies nasales, vocales et buccales par des masques, de la Sulfarine et des lavages buccaux-dentaires.

Depuis l'apparition à l'hôpital franco-vietnamien du premier patient venu de Hong Kong infecté par ce virus, 47 Vietnamiens et étrangers ont été touchés par cette maladie, appelée en anglais Severe Acute Respiratory Syndrome (SARS). Une infirmière de l'hôpital franco-vietnamien en est décédée le 15 mars. Les patients sont actuellement en surveillance médicale à l'hôpital franco-vietnamien, à l'Institut des maladies tropicales et à l'Institut de médecine militaire 108.

Pneumonie virulente: la branche de la santé vietnamienne appelle à la vigilance

 Hanoi 17 mars (AVI) - La branche sanitaire vietnamienne s'emploie à déployer une série de mesures pour prévenir la pneumonie virulente qui s'est déclarée dans plusieurs pays dans la région et dans le monde et a tué une personne au Vietnam, a déclaré dimanche le professeur Hoang Thuy Long, directeur de l'Institut central de l'hygiène et de l'épidémiologie.
La pneumonie virulente est une maladie dangereuse qui évolue d'une manière complexe et se propage rapidement et violemment, a averti le professeur, recommandant de respecter strictement la quarantaine des patients pour parer à tout risque de contamination.
La maladie semble avoir fait son apparition le 26 février au Vietnam lorsque Jony Chongcheng, un homme d'affaires américain de 48 ans d'origine chinoise qui avait voyagé à Shanghai et Hong Kong, s'était fait consulter à l'Hôpital franco-vietnamien (HFV) à Hanoi. Devant l'aggravation de son état, ce patient avait été transféré le 6 mars au Princess Margaret Hospital à Hong Kong où il est mort jeudi.
Une infirmière vietnamienne de l' HFV qui s'était occupée directement de Jony Chongcheng, est décédée samedi après avoir contractée la pneumopathie atypique. Cette maladie a jusqu'à dimanche touché 46 Vietnamiens et étrangers qui sont actuellement mis sous surveillance médicale à l'HFV, à l'Institut des maladies tropicales et à l'Institut de médecine militaire No.108.
Le ministère vietnamien de la Santé a immédiatement mis en place un comité spécial de prévention de cette maladie pour tenter de contrôler la situation. Les hôpitaux où se trouvent les patients atteints des maladies respiratoires ont pris des mesures rigoureuses de quarantaine, a indiqué le professeur Hoang Thuy Long qui est aussi chef adjoint dudit comité.
L 'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui avait lancé une alerte internationale mercredi sur cette forme grave et atypique de pneumonie, a dépêché ses experts à Hanoi pour conjuguer les efforts avec les confrères français, américains, japonais et vietnamiens pour aider à prévenir cette maladie et à traiter les patients.
L'OMS et le Comité spécial de prévention de cette maladie ont recommandé de traiter activement les malades en quarantaine, de renforcer l'auto-défense individuelle contre l'affection et d'éviter les bains de foule, de se faire consulter sans tarder un médecin dès que apparaissent les symptomes cliniques comme forte fièvre, toux sèche, douleur aux thorax... et d'observer trictement la surveillance épidémiologique des patients et de leurs proches.
Cette forme de pneumopathie virulente, appelée en anglais Severe Acute Respiratory Syndrome (SARS), constitue une menace pour la santé à l'échelle de la planète, a indiqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué diffusé à Genève samedi.
Le monde doit travailler ensemble pour trouver sa cause, pour guérir les malades, et pour arrêter sa diffusion", a estimé le docteur Gro Harlem Brundtland, directeur général de l'OMS. L'organisation internationale a néanmoins précisé qu'"il n'y a actuellement aucune recommandation pour limiter les déplacements de personnes sur quelque destination que ce soit". -AVI

Dernier message de l'Ambassade au sujet de l'alerte à l'Hôpital français de Hanoi

Samedi 15 mars 2003 - 20h00 :

 - L'hôpital français de Hanoi vient de nous faire savoir que l'infirmière vietnamienne qui se trouvait dans un état très grave depuis plusieurs jours, est décédée en fin d'après -midi.

Aucun nouveau cas ne s'est déclaré.

- A l'hôpital Bach Mai, 11 patients présentant des symptômes de l'agent infectieux sont actuellement hospitalisés.

- Les renforts en personnel médical, matériels et médicaments sont arrivés de Paris cet après-midi, comme prévu.

- La Clinique SOS International nous informe que, pour éviter tout risque de contagion, elle a modifié ses règles de fonctionnement :. pour les cas non urgents : appeler la clinique, un médecin vous conseillera et vous rendra visite à domicile si nécessaire;

. pour les cas urgents : appeler la clinique si possible avant de vous y rendre.

- Les experts de l'OMS, arrivés ces derniers jours à Hanoi, poursuivent leurs investigations pour identifier le virus à l'origine de l'épidémie.

L'OMS travaille en étroite collaboration avec les autorités vietnamiennes pour prendre toutes les mesures sanitaires qui s'imposent pour faire face à l'évolution de la situation.

Vous trouverez en pièce jointe la notice élaborée par l'OMS sur les structures hospitalières alternatives pour les femmes enceintes qui avaient prévu d'accoucher à l'hôpital français.

http://www.ambafrance-vn.org/

dimanche 16 mars 2003, 5h59

Nouveau décès en Asie lié à un cas de pneumonie atypique
HANOI (AP) - Alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié samedi des conseils d'urgence concernant les voyages en Asie, une nouvelle victime de l'épidémie pneumonie atypique qui s'est déclarée dans cette région du monde a été signalée samedi soir au Vietnam.

Le dernier bilan fait désormais état de neuf morts.
La victime est une infirmière vietnamienne, décédée après avoir soigné un homme d'affaires américain mort lui aussi des suites d'une pneumonie, selon l'ambassade de France à Hanoï.
Cet homme avait été admis à l'hôpital français d'Hanoï, contaminant apparemment 31 membres du personnel, avant d'être évacué vers Hong Kong où il est décédé.
Par ailleurs, après la mort au Canada de deux personnes revenant d'Asie, des responsables ont annoncé samedi que quatre membres de leur famille, ainsi qu'un personne ayant été en contact avec elles, ont été admis dans des hôpitaux de Toronto.
L'alerte lancée par l'OMS exhorte les personnes ayant voyagé en Asie ou ayant été en contact avec une personne atteinte à consulter s'ils présentent des symptômes de la maladie.
La toux, une forte fièvre et un essoufflement sont des symptômes. AP

samedi 15 mars 2003, 16h48

Epidémie de pneumopathie: nouveaux cas à Taïwan, au Vietnam et Hong Kong

HONG KONG (AFP) - L'épidémie de pneumopathie atypique, qui s'est déclarée fin février en Asie du sud-est, qui s'est étendue à Taïwan, où les premiers malades ont été signalés samedi, concerne désormais au moins une centaine de personnes, selon un dernier décompte des cas enregistrés.
Deux membres d'une famille de Toronto atteints de cette nouvelle forme de pneumonie sont morts vendredi des suites de cette maladie tandis que deux autres membres de la famille, également contaminés, ont été placés sous surveillance médicale, ont annoncé vendredi soir les autorités sanitaires ontariennes.
Craignant une "flambée de la maladie potentiellement transmissible", l'Ontario a déclenché une alerte générale à travers le pays alors que l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), dès mercredi, a lancé une alerte internationale sur cette forme grave et atypique de pneumonie qui a fait au moins un mort en Asie.
Un homme est en effet mort d'une forme aiguë de la maladie à Hong Kong où le responsable de la cellule de crise Ko Wing-man a déclaré à la radio que huit personnes travaillant dans des hôpitaux et présentant des symptômes de cette maladie, avaient été hospitalisés vendredi.
Selon les autorités, 47 personnes étaient soignées samedi dans six hôpitaux différents de Hong Kong.
En Allemagne, un homme originaire de Singapour et présentant les symptômes de la maladie a été placé dans une station d'isolement d'une clinique francfortoise à son arrivée à l'aéroport de Francfort en provenance de New York samedi, selon les autorités locales.
L'homme, un médecin qui avait traité un patient atteint de la même maladie à Singapour, a été isolé avec son épouse et une collègue qui l'accompagnaient, a indiqué le ministère de la Santé de l'Etat régional de Hesse (ouest).
Samedi, les autorités sanitaires de Taïwan ont confirmé l'apparition des premiers cas sur l'île. Une femme de 64 ans, rentrée d'un voyage en Chine en février via Hong Kong, est atteinte de cette maladie, a annoncé samedi Chen Tsai-chin, responsable du Centre de contrôle des maladies (CDC) dépendant du ministère taïwanais de la Santé. Vendredi, deux autres cas -un couple- avaient été confirmés, a-t-il ajouté.
A Hanoï, six autres personnes ont été contaminées par la maladie, a indiqué samedi un porte-parole de l'hôpital et ces nouveaux cas portent le nombre de malades recensés dans la capitale vietnamienne à 40.
Une trentaine d'employés de l'hôpital français de Hanoï sont actuellement soignés et deux d'entre eux, dont un médecin français, se trouvent dans un état critique, a affirmé un responsable de l'établissement.
Le ministère de la Santé de Singapour avait annoncé vendredi que six personnes avaient été hospitalisées pour une pneumopathie et que trois autres ont été isolées après s'être rendues à Hong Kong.
Une équipe d'experts de l'OMS, comprenant en particulier des spécialistes du Centre de contrôle des maladies américain (USCDC), est arrivée à Hanoï vendredi afin d'enquêter sur l'apparition de cette maladie.
Selon l'OMS, l'épidémie semble avoir débuté avec un cas unique détecté dans la capitale vietnamienne le 26 février.
Un homme d'affaires américain d'origine chinoise, âgé de 48 ans, avait alors été hospitalisé à Hanoï, au retour d'un voyage à Shanghaï, en Chine. Devant l'aggravation de son état, il avait été transféré à Hong Kong où il est mort jeudi.
La maladie présente des symptômes semblables à ceux constatés lors d'une épidémie dans la province de Guangdong dans le sud de la Chine, qui avait touché 305 habitants dont cinq sont morts début février.
Singapour a lancé une mise en garde en demandant à ses habitants d'éviter de se rendre à Hong Kong, Hanoï et dans la province de Guangdong "sans nécessité absolue".
A Taïwan le responsable du CDC a également demandé à ses concitoyens d'éviter de voyager dans les régions touchées par la maladie "si ce n'est pas nécessaire".
Deux des malades de Taïwan venaient de rentrer, via Hong Kong, du sud de la Chine, ont souligné les médecins.
Les autorités sanitaires de Taïwan excluent tout rapport entre cette pneumopathie et la grippe aviaire mais elles soupçonnent un virus mutant d'en être à l'origine.
Selon le quotidien hongkongais de langue chinoise Ming Pao, une soixantaine de voyages touristiques de groupes à Hong Kong ont déjà été annulés en raison des craintes liées à cette épidémie.
Du coup, le responsable de la santé de Hong Kong a fait une mise au point en affirmant que le territoire est "absolument sans danger".

Communiqués de presse de l'OMS13 mars2003

l'OMS lance une alerte mondiale à la suite de cas de pneumonie atypique
Cette pathologie respiratoire grave pourrait se propager dans le personnel hospitalier

 

12 mars 2003 | GENEVE -- Depuis la mi-février, l'OMS s'est efforcée d'obtenir la confirmation des rapports qui lui sont parvenus sur des flambées épidémiques d'une forme grave de pneumonie au Viet Nam, à Hong Kong (région administrative spéciale de Chine) et dans la province chinoise de Guangdong.

Au Viet Nam, la flambée a commencé par un cas isolé hospitalisé pour un syndrome respiratoire aigu d'origine inconnue. Ce sujet s'est senti mal au cours de son voyage et est tombé malade peu après son arrivée à Hanoi, en provenance de Shanghai et de Hong Kong (région administrative spéciale de Chine). Après son admission à l'hôpital, environ 20 membres du personnel sont également tombés malades avec des symptômes similaires. Ce cas s'est présenté à Hanoi avec un syndrome grippal initial (apparition brutale d'une forte fièvre, suivie de myalgies, de céphalées et d'une irritation de la gorge). Ce sont d'ailleurs là les symptômes les plus courants. Les premières analyses en laboratoire peuvent établir une thrombopénie (diminution du nombre des plaquettes) et une leucopénie (diminution du nombre des leucocytes). Parfois, mais pas toujours, la maladie évolue vers une pneumonie bilatérale pouvant aboutir à une insuffisance respiratoire aiguë nécessitant de placer le sujet sous respirateur. Certains patients guérissent mais d'autres demeurent dans un état critique. Aujourd'hui, le Département de la Santé de Hong Kong (région administrative spéciale de Chine), signale une flambée épidémique d'une maladie respiratoire dans l'un de ses hôpitaux publics. Au 11 mars à minuit, 50 agents de santé ont été examinés et 23 d'entre eux présentaient un syndrome fébrile. Par mesure de précaution, ils ont été mis en observation à l'hôpital. Dans ce groupe, 8 ont développé des signes précoces de pneumonie à la radio thoracique. Leur état est stable. Trois autres agents de santé se sont présentés spontanément pour un syndrome fébrile et la radio thoracique a permis de découvrir des signes de pneumonie pour deux d'entre eux.

Les investigations des autorités sanitaires de Hong Kong (région administrative spéciale de Chine) sont en cours. La direction de l'hôpital a renforcé les mesures de prophylaxie pour éviter toute propagation dans l'établissement. Jusqu'à présent, on n'a pas pu établir de lien entre ces cas et la flambée à Hanoi.

Mi-février, les autorités chinoises ont notifié 305 cas d'une pneumonie atypique, dont 5 mortels, dans la province de Guangdong. Chez deux des sujets décédés, on a découvert la présence d'une infection à Chlamydia. Les investigations se poursuivent pour établir la cause de cette flambée. Il apparaît que les flambées de Hanoi et de Hong Kong (région administrative spéciale de Chine) se limitent au milieu hospitalier. C'est le personnel soignant les patients qui semble le plus exposé.

Jusqu'à présent, on n'a pas pu établir de liens entre ces flambées à Hanoi et à Hong Kong et celle de "grippe aviaire", A(H5N1), notifiée par Hong Kong (région administrative spéciale de Chine) le 19 février. Les investigations se poursuivent et des échantillons prélevés au Viet Nam et à Hong Kong sont en cours d'analyse dans les centres collaborateurs de l'OMS au Japon et aux Etats-Unis d'Amérique.
En attendant d'en savoir plus sur la cause de ces événements, l'OMS préconise les techniques de soins en isolement pour les patients qui présentent une pneumonie atypique et sont susceptibles d'être en relation avec ces flambées. Parallèlement, elle recommande de notifier aux autorités sanitaires nationales tout cas suspect.
L'OMS reste en contact étroit avec les autorités nationales concernées et leur a proposé une assistance épidémiologique et clinique, ainsi qu'un appui des laboratoires. En collaboration avec ces autorités, elle veille à l'exécution des investigations nécessaires, à la notification des cas et à l'endiguement de ces flambées.

http://www.who.int/fr/

jeudi 13 mars 2003, 2h47

L'hôpital français d'Hanoi fermé en raison d'une épidémie de pneumonie

HANOI, Vietnam (AP) - L'hôpital français de Hanoi (Vietnam) a été fermé après l'arrivée d'un patient présentant les symptômes d'une grippe qui a contaminé 26 membres du personnel de l'hôpital, selon des responsables.
L'hôpital a cessé d'accepter des patients mardi et les urgences ont été dirigées vers d'autres endroits, ont annoncé les autorités mercredi.
L'homme arrivé le 26 avril est un homme d'affaires américain de 48 ans. Il a été évacué vers l'hôpital de Hong Kong où il demeure dans un état grave dû à un cas aigu de pneumonie, selon Dock Thompson, porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Ce dernier a précisé qu'aucune des 26 personnes ayant contracté la maladie n'a été évacuée de l'hôpital d'Hanoi.
A Paris, la direction générale de la santé prévient dans un communiqué qu'"une trentaine de cas de pneumopathies sévères ont été diagnostiqués à l'hôpital français de Hanoi, au Vietnam, essentiellement parmi le personnel de l'hôpital".
Elle confirme que ces cas "sont apparus à la suite de l'arrivée, le 26 février dernier, d'un patient présentant les mêmes symptômes, en provenance de Chine, et ayant transité par Shanghai et Hongkong".
"Une seconde épidémie analogue, avec 24 cas vient d'être mise en évidence parmi le personnel d'un hôpital de Hongkong et fait actuellement l'objet d'investigations par les autorités sanitaires locales", ajoute la direction générale de la santé.
Selon Dick Thompson, porte-parole de l'OMS, aucun lien n'a été établi entre les cas décelés à Hanoi et à Hongkong.
Dans son communiqué, "le ministère de la Santé recommande à toute personne revenue en France depuis le 1er mars en provenance de Hanoi et de Hongkong, qui présenterait un syndrome grippal, de se rendre dans un service d'urgence hospitalière".
Les symptômes observés sont une fièvre élevée, des douleurs musculaires et des maux de tête. AP

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