Six millions d'USD de prêts de la BAD pour le contrôle du SRAS

Hanoi 22 septembre (AVI) - Le gouvernement empruntera 6 millions d'USD de la Banque d'Asie pour le développement (BAD) pour l'achat des équipements pour la prévention et la lutte contre le SRAS (Syndrome respiratoire aïgu sévère) comme lecteurs thermiques infrarouges et appareils de radiographie, a fait savoir le ministre de la santé, Mme Tran Thi Chung Chien.
Le ministre Tran Thi Chung Chien, qui est aussi présidente du Comité national de pilotage de la prévention et de la lutte contre le SRAS, a demandé aux localités dans le pays d'appliquer des mesures urgentes pour l'intensification de la prévention et de la lutte contre l'épidémie de la pneumonie atypique, en vue d'assurer la sécurité pour les 22ès SEA Games qui se tiendront du 5 au 12 décembre prochain au Vietnam.
Actuellement, le Vietnam a installé dix lecteurs thermiques infrarouges qui, cependant, ne répondent pas encore à la demande des localités. Le service sanitaire, en collaboration avec d'autres branches, renforce le contrôle aux portes frontières afin de découvrir au plus tôt des suspects du SRAS, surtout à Ho Chi Minh-Ville, Da Nang, Hai Phong, Quang Ninh, Lang Son et Lao Cai et aux localités où se dérouleront les épreuves des 22ès SEA Games.
 Rappelons que pour la récente campagne de prévention et de lutte contre le SRAS, le Vietnam avait décaissé une somme de 30 milliards de dongs dont 22 milliards pour l'achat des équipements sanitaires.-AVI

 

Le Vietnam renforce les mesures anti-SRAS

Hanoi 13 septembre (AVI) - Le Premier ministre a demandé au ministère de la Santé de piloter ses organismes de poursuivre les mesures de surveillance étroite des personnes venues des régions ayant été touchées par l'épidémie de la pneumonie virulente pour isoler les cas présumés contaminés du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère).
Pour mettre en place des solutions préventives contre le SRAS et d'autres maladies transmissibles, le Premier ministre a demandé aux présidents des Comités populaires des villes et provinces du ressort central, aux ministres et aux chefs des organismes gouvernementaux de piloter la lutte anti-SRAS dans les localités, y compris l'organisation des endroits pour l'isolement des suspects du SRAS.
La directive gouvernementale, signée par le vice-Premier ministre Pham Gia Khiem, a aussi recommandé de renforcer la sensibilisation auprès des populations, surtout des régions frontalières, des ports maritimes et des aéroports internationaux, pour dépister les cas suspects et en informer à temps les organismes sanitaires.
Au terme du document, le Comité national du Sport et de l'Education physique doit également coordonner ses actions avec le ministère de la Santé et les localités organisatrices des 22es SEA Games dans l'élaboration d'un plan minutieux de prévention contre le SRAS et d'autres épidémies transmissibles.
L'épidémie du SRAS risque de réapparaître en hiver prochain, selon l'Organisation mondiale de la Santé. Actuellement, ont été signalés certains nouveaux patients présumés contaminés du SRAS dans la région. -AVI

Le Vietnam prend des mesures pour prévenir le retour du SRAS

  Hanoi 10 septembre (AVI) - Les membres des services de prévention et de lutte contre le SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) du ministère de la Santé se sont réunis mercredi après-midi lors d'une réunion périodique sous la présidence du vice-ministre de la Santé, Tran Chi Liem.
Lors de cette réunion, les participants ont été informés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) d'un nouveau cas suspect de pneumonie atypique à Singapour. L'échantillon sanguin de ce patient fait actuellement l'objet d'un examen microscopique au Centre de contrôle des épidémies des Etats-Unis, avant que la conclusion finale ne soit donnée.
Depuis le 28 avril, aucun cas de pneumonie atypique n'a été signalé au Vietnam. Afin de mieux prévenir et de lutter plus efficacement contre le SRAS qui pourrait réapparaître en hiver comme l'a averti l'OMS, le Vietnam accélère les activités de prévention dans les portes frontalières, les aéroports ainsi que dans les villes et provinces du pays. Particulièrement, le ministère de la Santé a demandé à des localités qui accueilleront les compétitions sportives des 22es Jeux sportifs de l'Asie du Sud-Est (SEA Games), d'élaborer des plans concrets de prévention, de lutte contre le SRAS et d'autres maladies contagieuses, de les insérer dans les activités sanitaires, ce en vue d'assurer la plus haute sécurité pour les participants aux 22es SEA Games. -AVI

 

HCM-Ville intensifie les activités de prévention contre le SRAS

Hanoi 10 septembre (AVI) - Le Service sanitaire de Ho Chi Minh-Ville a décidé mardi de rétablir les activités du Comité de prévention et de lutte contre le SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère), suite à la découverte d'un cas du SRAS à Singapour.
En vertu de cette décision, les activités de prévention et de lutte contre le SRAS dans les districts et arrondissements de la mégapole du Sud ainsi que les contrôles sanitaires seront rétablis. Concrètement, tous les cas ayant des syndromes du SRAS découverts par les appareils infrarouges installés dans les aéroports seront transférés à l'Hôpital des maladies tropicales où ils seront surveillés et soignés dans les sections isolées. De même, les passagers qui souhaitent venir au Vietnam par la voie maritime subiront un contrôle sanitaire à la bouée N° Zéro, avant leur entrée au Vietnam.
 - L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) n'a pas encore donné, jusqu'à mardi, son affirmation sur le nouveau cas de pneumonie atypique à Singapour, en raison des différentes analyses. Il s'agit d'un cas du SRAS dépisté chez un chercheur singapourien de 27 ans, qui étudiait le virus du Nil occidental dans un laboratoire de microbiologie de l'Université nationale de Singapour. Cet étudiant avait été hospitalisé à cause d'une fièvre de cheval mais sa température est actuellement devenue normale.
Lors d'un point de presse, le porte-parole de l'OMS Fadela Chaib a fait savoir que les informations sur ce cas sont contradictoires et l'OMS attend les études indépendantes pour conclure s'il s'agit d'un cas du SRAS ou non. -AVI

Le Vietnam maintient son dispositif anti-SRAS
Agence France Presse - 9 Septembre 2003

Le Vietnam a maintenu son dispositif de détection du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) depuis la fin de l'épidémie et ne prendra pas de mesures supplémentaires suite à l'apparition d'un cas suspect à Singapour, a-t-on indiqué mardi de source officielle."Nous maintenons en place toutes les mesures de contrôle et de prévention contre le SARS aux frontières et aux aéroports", a indiqué un responsable de l'Institut des maladies tropicales à Hanoi.

"La chose la plus importante pour le Vietnam aujourd'hui, c'est l'identification rapide des cas éventuels", a-t-il ajouté.Les aéroports de Hanoi, Danang (centre) et Ho Chi Minh-Ville (sud) sont équipés depuis la fin mai d'appareils de prise de température à distance. Et les arrivants remplissent toujours, à chaque entrée dans le pays, une fiche médicale succinte destinée à repérer les premiers symptômes.Les autorités médicales de Singapour ont indiqué lundi être en train d'effectuer des tests de dépistage sur un homme soupçonné d'avoir contracté le "Il convient de vérifier ce cas avant d'en tirer les conclusions scientiques exactes car il existe plusieurs types de virus d'infections pulmonaires et respiratoires", a commenté mardi le responsable vietnamien, en ajoutant que le Comité national contre le SARS à Hanoi restait particulièrement vigilant.

L'épidémie a contaminé 63 personnes au Vietnam dont 5 morts. Le pays a été le premier à être rayé de la liste des zones infectées par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le 28 avril. Des experts du monde entier doivent se réunir dans la capitale vietnamienne les 20 et 21 octobre, pour évoquer les leçons de l'épidémie et les moyens de prévenir une résurgence que beaucoup d'experts estiment probable.

Les infos du Ministère de la Santé sont à :
http://www.sante.gouv.fr
/htm/dossiers/pneumapathies/index.htm

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http://www.diplomatie.gouv.fr
/actu/article.asp?ART=33241
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OMS (Dossier sur la pneumonie atypique (en anglais)
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Institut de veille sanitaire
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INSTITUT PASTEUR
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Les dernières informations
de l'Ambassade de France à Hanoi

Partir au Viet Nam ?
L'appréciation du Guide du Routard

SRAS : il s'agissait bien d'un tout nouveau coronavirus Sources: The Lancet, 22 juillet 2003
  L'agent responsable du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) est bien un nouveau coronavirus. Le Dr Albert Osterhaus, du Centre médical Erasmus à Rotterdam, vient de le confirmer dans les colonnes du Lancet paru ce matin.
  Dès le mois d'avril, alors même que l'épidémie de SRAS sévissait en Chine mais aussi au Canada, l'OMS avec la collaboration de chercheurs du monde entier, avait annoncé qu'il s'agissait d'un coronavirus encore jamais observé chez l'homme. Il aura donc fallu 3 mois aux scientifiques pour confirmer l'identification initiale du virus. Un résultat tout de même remarquable.
  Au 1er juillet 2003, on compte officiellement 8 300 cas de SRAS. La maladie a fait 812 morts dans une trentaine de pays, depuis son apparition en novembre 2002 dans la région chinoise de Canton. La France tout comme l'Union européenne a été relativement épargnée. Seul le médecin cardiologue hospitalisé à Tourcoing, et qui avait contracté la maladie alors qu'il travaillait à l'hôpital franco-vietnamien d'Hanoi, est décédé.

Autorisation de l'acceuil des touristes chinois au Vietnam munis de laissez-passer

 Hanoi 21 juillet (AVI) - Après une rupture depuis mars dernier à cause de l'épidemie du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), le gouvernement vietnamien a de nouveau autorisé l'accueil des touristes chinois au Vietnam munis de laissez-passer.
 Le département du Tourisme a demandé aux services touristiques des provinces du Nord de bien faire suivre la directive aux agences de voyages internationaux et aux hôtels des localités pour l'organisation de l'accueil des voyageurs d'une façon efficace et sécuritaire.
  Il a demandé aux compagnies touristiques accueillant les touristes d'appliquer les règlements de la mise en quarantaine dans les portes frontières pour prévenir le retour du SRAS au Vietnam.-AVI

Hanoi crée son Centre international de quarantaine sanitaire

Hanoi 22 juillet (AVI) - Le Centre international de quarantaine sanitaire de Hanoi a été officiellement créé lundi, sur la base de la réorganisation du Service de quarantaine sanitaire frontalière dépendant du Centre de santé préventive de Hanoi.
  Il comprend cinq services qui se spécialisent dans les opérations de quarantaine sanitaire selon les règlements sur la quarantaine sanitaire internationale frontalière du Vietnam et ceux relatifs à la quarantaine sanitaire internationale aux portes internationales de Hanoi.
  Il a encore pour tâche de former les cadres spécialisés dans ce domaine, de renforcer les études scientifiques et d'intensifier la coopération internationale dans le secteur de prévention contre les maladies et les épidémies aux portes frontalières. -AVI

Coopération Chine-ASEAN dans la limitation des influences du SRAS

Hanoi 17 juillet (AVI) - La réaction rapide et réussie de la Chine et l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est dans l'empêchement de la contagion du SRAS a aidé à restaurer la confiance des populations, à diminuer les effets négatifs de cette épidémie et à impulser la croissance économique dans la région, ont estimé les participants à séminaire tenu les 15 et 16 juillet à Pékin (Chine).
Cette manifestation sur les retombées de la pneumonie atypique sur la situation socio-économique de la région a été organisée selon l'initiative du Premier ministre chinois Wen Jiabao, donnée à la Conférence spéciale sur le SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) entre les dirigeants de Chine et de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), récemment tenue à Bangkok (Thailande).
Ont participé au séminaire les experts économique, social et sanitaire des pays aséaniens; les représentants du Secrétariat de l'ASEAN; les officiels et experts du gouvernement chinois et de certaines localités de Chine : Pékin, Shanghai, Guangdong, Hong Kong et Macau.
Les participants ont discuté des influences du SRAS sur la situation socio-économique, partagé les expériences et leçons tirées dans le contrôle de cette maladie contagieuse ainsi que les mesures à prendre pour restaurer les activités socio-économiques post-SRAS.
Le contrôle avec succès du SRAS par le gouvernement chinois dans un court laps de temps non seulement aide la Chine à éliminer les effets négatifs de cette maladie pour son développement socio-économique, mais encore contribue considérablement à la restauration rapide de l'économie d'autres pays, particulièrement des pays aséaniens, a estimé l'assistance. L'influence du SRAS sur la situation socio-économique est circonstantielle, donc ne pouvant pas perturber la tendance au développement rapide et à la stabilité de l'économie de Chine ainsi que le développement écononique global des pays aséaniens, ont noté les participants.
Cependant, l'assistance a été unanime à constater que malgré le contrôle du SRAS, la restauration rapide de la confiance de la société et du monde d'affaires; les habitants doivent être toujours vigilants pour intensifier les mesures de prévention, en vue de prévenir rapidement et efficacement le retour du SRAS. Pour cela, la Chine et les pays de l'ASEAN doivent intensifier les échanges de connaissances, d'informations et de technologies, pour impulser la coopération pour le développement socio-économique dans la région.-AVI

Le cardiologue atteint par le Sras est décédé à Tourcoing

PARIS (Reuters) - Le cardiologue de 65 ans hospitalisé depuis le 23 mars pour une pneumopathie atypique à Tourcoing (Nord) est décédé, a annoncé la direction du centre hospitalier.
Ce patient avait contracté le SRAS alors qu'il travaillait à l'hôpital français de Hanoï, au Vietnam.
  "Le décès est en rapport avec un épuisement lié à la durée des soins et alors même que depuis fin mai tous les examens confirmaient qu'il avait maîtrisé son infection et qu'il n'y avait plus de détection du virus du Sras", précise un communiqué.
  Premier cas avéré en France de syndrome respiratoire aigu sévère, le cardiologue était hospitalisé à Tourcoing depuis son retour de Hanoï. Son état de santé s'était amélioré progressivement début avril.
  Il "avait pu être sevré et extubé le 17 avril" mais avait été victime d'une rechute, présentant à nouveau une détresse respiratoire aiguë sévère le 19 avril, imposant le retour sous assistance respiratoire début mai.
  Le cardiologue était parti en mission le 23 février à l'hôpital français de Hanoï, où il a été en contact avec les équipes soignantes qui travaillent sur la maladie, notamment avec deux médecins français qui ont succombé.
  Au total, plus de 770 personnes ont succombé au SRAS dans le monde, principalement en Chine et à Hong Kong.

Les expériences du Vietnam sont utiles dans la lutte contre le SRAS

  Hanoi 7 juillet (AVI) - Les expériences du Vietnam dans la prévention et la lutte contre le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) sont des leçons à étudier pour le monde entier, a souligné Mme Julie C.Gerberding, directrice du Centre de contrôle des maladies (CDC en anglais) des Etats-Unis, à l'issue de sa visite au Vietnam.
  Mme Julie Gerberding a fait savoir que durant les rencontres avec les spécialistes sanitaires du Vietnam ayant participé directement aux activités visant à juguler la propagation de l'épidémie et à traiter les patients du SRAS au Vietnam, la délégation du CDC a tiré plusieurs expériences de valeur.     Elle a estimé que les mesures prises par le Vietnam dont l'isolement prompt des patients ayant les symptômes de cette épidémie et de ceux ayant eu des contacts avec les patients peuvent servir de leçon pour le monde entier, y compris les pays développés.
  Ces expériences précieuses seront appliquées dans d'autres pays pour faire face au SRAS en cas de retour de la maladie dans l'avenir.-AVI

 

L'Hôpital vietnamo-français dans la lutte contre le SRAS

 Hanoi 24 juin (AVI) - Vers mi-juillet prochain, l'Hôpital vietnamo-français rouvrira ses portes, avec la permission du ministère vietnamien de la Santé, a fait savoir M. Vo Van Ban, directeur adjoint de l'Hôpital, lors d'une conférence de presse donnée mardi à Hanoi.
  Jusqu'à ce jour, a souligné M. Vo Van Ban, l'hôpital a été stérilisé conformément aux normes hygiéniques de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et réaménagé. Cependant, a-t-il ajouté, l'établissement doit encore faire face à nombre de difficultés psychologique et financière. Il a donc demandé au ministère de la Santé et à la Banque d'Etat du Vietnam de lui accorder un prêt de 2 millions de dollars pour la réhabilitation en vue de garantir la bonne qualité des soins sanitaires et de prévenir les maladies contagieuses, surtout le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère).
  Sur les expériences de 45 de lutte contre le SRAS (du 26 février au 12 avril 2003), M. Vo Van Ban a affirmé : l'Hôpital a donné des informations rapides et précises sur l'évolution de la maladie mortelle, permettant au ministère de la Santé et à l'OMS de prendre des décisions judicieuses et opportunes dans le dépistage du danger et de la contamination vertigineuse de la pneumonie atypique. L'Hôpital a effectué des mesures cliniques et des tests pour tout son personnel, en particulier les médecins qui ont participé directement au traitement des personnes touchées ou des suspects du SRAS. Il a traité positivement tous les malades du SRAS selon le schéma de traitement du ministère vietnamien de la Santé.
  L'Hôpital vietnamo-français a décidé de se fermer le 11 mars 2003, contribuant à maîtriser la contamination de l'épidémie à la communauté ainsi qu'à son personnel. Le personnel de l'Hôpital a collaboré avec l'hôpital Bach Mai, le ministère de la Santé, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) pour faire de leur mieux et ont réussi à endiguer la maladie.
 L'Hôpital vietnamo-français constituait le premier foyer du SRAS contasté au Vietnam quand le syndrome respiratoire aigu sévère a été détecté sur un patient américain origine chinoise. De ce dernier, la maladie a atteint 35 employés sanitaires dont cinq en sont morts.
Le ministère de la Santé a décidé d'attribuer la médaille "Pour la santé du peuple" à deux médecins français morts dans la lutte contre le SRAS. Le ministère a demandé à l'Etat d'accorder le titre "Mort pour la Patrie " à trois médecins vietnamiens tombés dans la lutte contre l'épidémie.-AVI

Aucun nouveau cas de SRAS au Vietnam depuis 67 jours

Aucun cas de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) n'a été signé au Vietnam depuis 67 jours, peut-on lire dans le rapport du Comité national de prévention contre le SRAS, établi jusqu'au 16 juin.   Pourtant, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde contre l'évolution complexe de l'épidémie dans plusieurs pays, en particulier en hiver où les conditions climatiques sont particulièrement favorables à la propagation du virus. Ainsi, le Comité de pilotage a demandé à toutes les postes frontaliers et les aéroports de rester attentifs aux personnes entrant au Vietnam en provenance de régions touchées actuellement par cette maladie.
  Le ministère de la Santé a demandé aux services sanitaires, aux centres de santé préventive et aux organismes de quarantaine des portes frontalières de renforcer davantage leurs activités de prévention contre l'épidémie. Des portails-thermomètres à infrarouge ont été installés aux portes frontalières et aux aéroports internationaux pour prendre la température corporelle à distance des personnes entrant au Vietnam, en particulier celles venant de régions où sévit encore l'épidémie.

Le marché touristique se dresse après le SRAS

Hanoi 19 juin (AVI) - Le Comité national de pilotage du tourisme a tenu mercredi à Hanoi, sa 10e réunion sous l'égide de son président, le vice-Premier ministre Vu Khoan.
  Y étaient présents les représentants des ministères de la Sécurité publique, de la Culture et de l'Information, des Affaires étrangères, des Départements généraux du tourisme et de l'aviation.
 Mme Vo Thi Thang, Directrice du Département général du tourisme, a, dans son rapport présenté à la réunion, insisté sur les résultats obtenus au cours du 1er semestre du service touristique.
  Selon Mme Vo Thi Thang, sous les retombées de la pneumonie atypique ou le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) et des grands changements de la situation politique mondiale, le nombre de touristes étrangers au Vietnam n'a atteint que 98,7% de celui de la même période de l'année dernière, causant beaucoup de difficultés aux agences de tourisme et aux établissements hôteliers.
  Face à cette situation, a ajouté Mme Vo Thi Thang, le service touristique a pris à temps des mesures pour limiter les effets négatifs, collaboré avec d'autres services pour prévenir et empêcher efficacement le retour du SRAS; élaboré le plan de restauration du marché après le SRAS, intensifié les campagnes publicitaires et coopéré avec le service d'aviation pour lancer une campagne de promotion en vue d'attirer les voyageurs ...
  Les participants ont aussi discuté des orientations d'information, de sensibilisation et de promotion du tourisme du Vietnam aux marchés internationaux importants, d'élévation de la qualité des produits et des services touristiques. Ils ont aussi proposé au gouvernement de réajuster certaines politiques d'assistance aux compagnies touristiques en vue de les aider à surmonter les difficultés après le SRAS, soumis au Premier ministre des réglementations sur l'accueil des touristes chinois par le laissez-passer.
  Prenant la parole, le vice-Premier ministre Vu Khoan a félicité la branche touristique d'avoir pris les mesures opportunes visant à minimiser les conséquences de la pneumonie atypique, créant des prémisses à la relance du tourisme. A côté des mesures conjoncturelles, a-t-il souligné, le service touristique doit faire des préparatifs pour les années à venir, concentrer ses efforts sur la publicité et la promotion du tourisme, définir le plan détaillé pour chaque étape et prêter une attention particulière aux investissements pour les produits touristiques.
  Le Département général du tourisme du Vietnam a remis mercredi, les récompenses à dix compagnies de tourisme et établissements hôteliers exemplaires en 2002.-AVI

Une conférence de l'OMS sur le Sras s'ouvre en Malaisie
Hanoi 17 juin (AVI) -

  Plus d'un millier de scientifiques, médecins et responsables gouvernementaux ont inauguré lundi à Kuala Lumpur une conférence de deux jours tenue par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour étudier les causes et les traitements du syndrome respiratoire aigu sévère (Sras).
  "Nous allons discuter pour savoir si le Sras peut être éradiqué, s'il existe un réservoir animal (une espèce abritant le virus) et voir si l'on peut améliorer les mesures actuelles de contrôle", a déclaré le directeur régional de l'OMS Shigeru Omi dans une allocution d'ouverture.
  L'épidémie était maîtrisée mais pas définitivement vaincue, a-t-il estimé, ajoutant que l'OMS continue de surveiller quatre zones dans le monde que sont Taïwan, Pékin, Hong Kong et Toronto.
Shigeru Omi a relevé que la situation représentait "une amélioration considérable" sur ce qu'elle était il y a quelques mois quand le virus sévissait dans le monde, mais "le Sras n'a pas été vaincu. Nous devons être mieux préparés la prochaine fois".
  Les recherches doivent se concentrer sur la production d'un vaccin et de traitements ainsi que sur la mise au point de tests de diagnostic plus sensibles, a ajouté le responsable.
Mark Salter, un autre responsable de l'OMS, a déclaré avant la conférence espérer que l'épidémie de Sras serait totalement maîtrisée dans quelques mois mais que l'OMS devait disposer de davantage d'informations sur le virus, la maladie et son mode de transmission.
  Depuis son apparition dans la province chinoise de Guandong, l'épidémie de pneumonie atypique a fait près de 800 morts et 8.500 malades dans le monde, la majorité d'entre eux en Asie.
Mais la situation s'est améliorée. La Chine continentale n'a rapporté aucun nouveau cas de pneumonie atypique lundi et a annoncé un seul décès, selon le ministère chinois de la Santé. Le bilan officiel du Sras s'élève donc toujours à 346 morts pour 5.326 malades.
  Les chiffres de mardi représentent la dixième journée consécutive sans nouveau cas signalé en Chine. En outre, pour le 23e jour consécutif, la Chine a enregistré moins de dix nouveaux cas de Sras. Jusqu'à présent, 4.725 personnes au total sont sorties guéries du Sras de l'hôpital.
Hong Kong n'a annoncé mardi aucun nouveau cas ni aucun nouveau mort de la pneumonie atypique. C'est la sixième journée consécutive sans nouvelle infection à Hong Kong et le 33è jour de suite avec moins de cinq cas quotidiens.
  L'OMS pourrait rayer Hong Kong de sa liste des pays infectés par la pneumonie atypique dès la semaine prochaine, a déclaré lundi son responsable des maladies infectieuses, le Dr David Heymann.
La région administrative spéciale de la Chine n'a pas rapporté de nouveau cas de SRAS depuis le 3 juin et les autorités n'ont signalé lundi ni nouveau malade ni mort supplémentaire.
  Un pays peut être sorti de la liste des pays contaminé si aucun cas n'est enregistré pendant vingt jours, le double de la période d'incubation, a rappelé le Dr Heymann.
Il a félicité les autorités pour avoir réussi à contrôler l'épidémie qui a fait 295 morts pour 1.755 cas sur le territoire. L'OMS a levé le 23 mai son avis déconseillant les départs pour Hong Kong qu'elle avait mis en place le 2 avril.
  L'OMS a par ailleurs levé son avertissement de ne pas se rendre à Taïwan à cause de la pneumonie atypique, a déclaré mardi le directeur pour l'Asie de l'agence de l'ONU. L'épidémie a fait 697 malades dans l'île, dont 83 mortels.
  "L'OMS a décidé que l'avis aux voyageurs contre Taïwan était levé avec effet immédiat", a dit M. Omi. "La décision est fondée sur une amélioration générale de la situation. Le risque qu'encourent les voyageurs est aujourd'hui minime, a-t-il ajouté.
  L'OMS a pris trois facteurs en considération, la baisse du nombre de cas, l'absence d'exportation de la maladie et la qualité du dispositif de surveillance, a expliqué le responsable. -AVI

Les expériences du Vietnam dans la maitrise du SRAS

 Hanoi 13 juin (AVI) - Les expériences du Vietnam dans la prévention et la lutte contre le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) au Vietnam ont prouvé qu'un pays en développement, attaqué par une épidémie particulièrement dangereuse, peut la maitriser, grâce à ses efforts et aux aides rapides et intégrales de l'OMS. Ce constat a été établi lors d'une réunion du Conseil mondial de la santé récemment tenue à Genève (Suisse).
 Le 26 février, un patient du SRAS arrivé au Vietnam de Hong Kong a transmis cette maladie contagieuse à 65 personnes dont cinq ont trouvé la mort. Immédiatement après avoir décelé les paptients du SRAS, la branche de la santé du Vietnam a déclenché, sous l'égide du Premier ministre, une campagne de prévention et de lutte contre le SRAS, en vue d'empêcher sa contagion à la communauté.
  Après plus de deux mois de lutte acharnée contre cette épidémie, le 28 avril 2003, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré que le Vietnam est le premier pays ayant maitrisé avec succès le SRAS et durant ces 64 derniers jours, le Vietnam n'a aucun nouveau patient. Le ministère de la Santé a organisé jeudi à Hanoi un séminaire sur les appréciations sur le travail de prévention et de lutte contre le SRAS au Vietnam.
  De pair avec le dépistage prompt des patients pour les mettre en quarantaine et superviser les sources de contagion, le Vietnam a identifié dix jours après le virus qui a causé cette épidémie. Les experts de la santé et les représentants de l'OMS ont discuté du schéma de traitement et avancé les mesures visant à endiguer la propagation de cette maladie mortelle parmi la communauté. Le Comité national de pilotage de la prévention et de la lutte contre le SRAS a été fondé le 19 mars 2003.
  Ces succès obtenus dans la prévention et la lutte contre le SRAS au Vietnam ont prouvé qu'il est important de dépister tôt les patients, les isoler à temps et bien superviser ceux qui ont pris contact avec ces patients. 200 patients à Hanoi et 128 autres dans la province de Ninh Binh, ont été bien supervisés. De pair avec ces mesures de prévention et de lutte, l'Etat a octroyé au ministère de la Santé une somme de 80 milliards de dongs pour réaliser le travail de prévention et de lutte contre cette épidémie.
  Shuzo Kanagawa, conseiller en chef de la représentation de l'Agence japonaise pour la coopération internationale (JICA), a affirmé que malgré ses bases matérielles sanitaires modestes, le Vietnam a réalisé plusieurs décisions judicieuses de son gouvernement et de son ministère de la Santé. En particulier, son contingent d'agents sanitaires sont compétents et dévoués dans les soins aux patients.-AVI

jeudi 12 juin 2003, 15h16
L'OMS estime que le SRAS touche à sa fin mais une rechute est possible

MANILLE (AFP) - L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé jeudi que l'épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) touchait à sa fin après plusieurs mois d'une crise qui a fait des milliers de victimes dans le monde et ravagé des secteurs entiers des économies.
  Mais l'organisation de l'ONU n'a pas exclu un brusque retour en force d'un virus toujours mal connu et contre lequel aucun vaccin ne devrait exister pendant encore plusieurs années.
  "En terme de nombre de cas, nous voyons la fin de la flambée" de pneumonie atypqiue, a dit Hitoshi Oshitani, responsable de la lutte contre le SRAS pour l'Asie au siège régional de l'OMS à Manille.
  A Pékin, le Dr David Heymann, chef de la section des maladies infectieuses de l'OMS, a ajouté que l'épidémie restait un mystère."Nous ne savons pas exactement d'où vient le syndrome respiratoire aigu sévère, ni comment il a été transmis à l'espèce humaine", a-t-il déclaré. "Nous ne savons pas si c'est une maladie saisonnière, ou si elle va diminuer cette année et réapparaître l'année prochaine", a-t-il dit.
  La directrice générale de l'OMS, Mme Gro Harlem Brundtland, a appelé de son coté à Oslo les Etats à demeurer vigilants."Le nombre de nouveaux cas apparaissant chaque jour se réduit. Mais nous avons plusieurs exemples où l'on a vu les chiffres baisser dans un pays avant d'assister à une nouvelle vague", a-t-elle ajouté, citant Singapour, Toronto (Canada) et "partiellement" Taiwan."Il est très important que les Etats restent sur leur garde", a-t-elle dit.
  Une responsable de la surveillance des maladies à l'OMS à Manille, Elizabeth Miranda, a évoqué l'hypothèse que le SRAS "puisse suivre le schéma d'autres maladies respiratoires comme la grippe ou les rhumes, qui ont généralement des caractéristiques saisonnières liées à l'hiver ou aux basses températures" et reculent avec l'été.Elle a ajouté que malgré les progrès rapides en quelques mois contre la nouvelle maladie, on était "peut-être à quelques années d'un vrai vaccin".
  Jeudi, aucun nouveau cas confirmé de SRAS n'a été enregistré en Chine et un seul décès a été rapporté dans le pays d'origine de la maladie et le plus touché au monde. Taiwan a signalé deux nouveaux cas mais pas de mort alors que Hong Kong n'a enregistré ni nouveau cas ni décès.
  M. Oshitani a estimé que la maladie semblait "maîtrisée" en Chine mais "pas tout à fait maîtrisée" à Taïwan.
  Il a noté que le SRAS était réapparu au Canada à cause d'un cas unique au moment où les autorités pensaient l'avoir vaincu. "Nous devons surveiller la situation de près", a-t-il dit.
  Le virus a infecté plus de 8.000 personnes dans le monde et en a tué plus de 700. Il a désorganisé des secteurs entiers de plusieurs néconomies, à commencer par le transport aérien, le tourisme et la consommation.
  M. Oshitani a noté que la vitesse et la facilité avec lesquelles il s'était répandu avaient provoqué un "énorme impact économique" même si d'autres maladies contagieuses classiques font plus de morts chaque année.
  L'épidémie apparue en novembre dernier dans le sud de la Chine a connu son pic au printemps. Elle s'est propagée dans une trentaine de pays, frappant en particulier la Chine, Hong Kong, Taiwan, Vietnam et Singapour. Le Canada a été le pays le plus affecté en dehors d'Asie.La tendance des dernières semaines a été à un recul régulier mais l'OMS conservait des doutes sur la situation réelle en Chine.
  Le Dr Heymann a expliqué qu'il s'était rendu à Pékin faire part aux autorités d'inquiétudes sur des problèmes de classification des malades et de partage des informations."Nous avons eu des réponses concernant nos inquiétudes sur les informations en provenance de Chine", a-t-il affirmé.

Après-SRAS : Vietnamiens, Laotiens et Cambodgiens échangent leurs expériences

  "Le Vietnam est reconnu par l'OMS comme le premier pays dans le monde à avoir totalement contrôlé le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), et ce, depuis le 28 avril dernier. Pourtant, cette maladie sévit encore dans certains pays voisins, régionaux et dans le monde", a déclaré le professeur-docteur Trân Quy, directeur de l'hôpital de Bach Mai-Hanoi, lors d'un symposium organisé le 12 juin, à l'initiative de cet hôpital.
  Cet événement a bénéficié du support financier de l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA en anglais), avec la participation nombreuse de médecins japonais, lao et cambodgiens.
  Les participants ont unanimement salué la réussite de cet hôpital en particulier et du Vietnam en général, où 63 malades ont été guéris sans aucune séquelle néfaste et "seulement" 5 personnes décédées, ce avec l'aide et la coopération non négligeables de l'OMS (Organisation mondiale de la Santé), du JICA, de l'organisation Médecins sans frontière et d'autre organisations internationales. "Cette réussite est due également à un énorme effort déployé, avec notamment la prise de mesures opportunes et efficaces préconisées par le gouvernement et le ministre de la Santé du Vietnam, et le sacrifice du monde médical vietnamien", a ajouté le directeur Quy.
  Le docteur Shuzo Kanagawa, conseiller en chef du Projet d'amélioration de la capacité professionnelle de l'hôpital de Bach Mai-Hanoi, et les médecins lao et cambodgiens sont aussi intervenus. Les médecins vietnamiens et leurs confères étrangers ont profité de cette bonne opportunité pour échanger leurs expériences dans la prévention, la thérapie et la lutte contre le SARS: dépistage précoce, application de nouvelles technologies dans le diagnostic cellulaire et génétique pour définir l'agent pathogène, localisation des "points chauds", utilisation de mesures énergiques pour désinfecter, mise en quarantaine des malades et surveillance rigoureuse pour réduire au maximum l'extension de l'épidémie, etc.
  Quant à la vice-professeur Trân Thi Trung Chiên, ministre de la Santé du Vietnam, elle a remercié l'OMS, le JICA, l'organisation Médecins sans frontière et les autres organisations et pays frères pour leur aide et leur soutien efficaces octroyés lors de la lutte contre l'épidémie.
  À cette occasion, le ministère des Sciences, de la Technologie et de l'Environnement a remis des satisfecit aux médecins ayant eu de "grands mérites" dans la prévention et la lutte contre le SRAS.

Lê Bich Hà ( 13/06/03 )

Les pays aséaniens coopèrent dans la lutte contre le SRAS

Hanoi 10 juin (AVI) - Les ministres de la Santé des pays membres de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN) se sont réunis le 10 juin à Siem Reap (Cambodge) dans l'effort commun de lutter contre le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).
  Les pays de l'ASEAN ont proposé l'établissement d'une page d'informations sur la Toile, gérée par l'Indonésie, en vue de superviser le SRAS. La partie thailandaise a suggéré de former les médecins alors que la Malaisie s'est engagée à accorder les assistances techniques dans la lutte contre cette épidémie.
  Parmi dix pays aséaniens, Singapour est le pays le plus frappé par ce virus meurtrier, avec 31 morts.

  Prenant la parole à la réunion, le représentant de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Asie du Sud-Est, M. Shigeru Omi, a estimé que le SRAS était presque sous contrôle car la situation n'était plus celle d'il y a six semaines. Le nombre de contaminés du SRAS a été nettement réduit. La communauté internationale a tiré des leçons après quelques mois de lutte contre le SRAS, a-t-il dit.

Singapour vient en aide à quatre pays aséaniens face au SRAS

Hanoi 4 juin (AVI) - Le gouvernement singapourien a décidé d'accorder une assistance technique en faveur du Vietnam, du Cambodge, du Laos et du Myanmar dans la prévention et la lutte contre l'épidémie de pneumopathie atypique, a-t-on appris d'un communiqué de presse de l'Ambassade de Singapour au Vietnam, rendu public mercredi.
  Selon son plan, Singapour a coopéré avec le Japon et la Banque mondiale dans l'organisation d'une visite de trois jours dans l'île-Etat à l'intention de vingt responsables chargés de la santé et de l'immigration de quatre pays susmentionnés. La tournée qui débute le 4 juin aidera les participants à étudier les mesures de prévention du SRAS, appliquées actuellement à Singapour.
  En outre, le gouvernement singapourien et la Compagnie de la brasserie d'Asie-Pacifique (APB) ont remis au Cambodge deux thermomètres à infrarouge permettant de prendre la température corporelle des passagers. Ces appareils s'installeront aux aéroports internationaux de Phnom Penh et de Siem Reab.
 Cette assistance technique est un des engagements pris par le gouvernement singapourien à l'égard des partenaires et des pays au sein de l'ASEAN, dans un effort commun d'éradication de l'épidémie du SRAS qui sévit dans la région. -AVI

Le Vietnam cherche à relancer le tourisme après-SRAS

  Parmi les branches concernées, Vietnam Airlines envisage d'investir plus d'un million de dollars dans sa campagne de promotion, en coordination étroite avec les agences touristiques.
  Il faut remonter à plus de trois ans pour trouver aussi peu de touristes étrangers en voyage au Vietnam, selon le Département général du tourisme du Vietnam. Depuis l'apparition au Vietnam du SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) en mars 2003, le secteur du tourisme se trouve dans une situation précaire. Le taux d'occupation des hôtels n'atteint que 20 % contre 80 % habituellement. Le nombre de passagers sur les lignes aériennes, surtout sur celles reliant le Vietnam au Japon, à la France et à la Chine, est fortement en baisse : 40 % des réservations ont été annulées. À cause de la crise liée à l'épidémie, seulement 155.000 touristes étrangers sont venus au Vietnam en avril, soit 70 % de moins par rapport à avril 2002.
  Les touristes en provenance de la Chine et de Taïwan contribuent grandement au dynamisme du tourisme au Vietnam. Mais ces derniers temps, 500.000 touristes chinois et 30.000 touristes taïwanais ont reporté leur voyage au Vietnam. Depuis l'annonce par l'Organisation mondiale de la santé que le Vietnam n'est plus sur la liste des pays touchés par l'épidémie de SARS, la situation s'améliore. Les réservations de billets sur Vietnam Airlines reprennent. Une nouvelle vague de voyage au Vietnam a été notée au Japon et en Australie.
  Vietnam Airlines envisage d'investir plus d'un million de dollars dans une campagne de promotion visant à attirer les touristes étrangers. Pour sa part, le Département général du tourisme du Vietnam a soumis au gouvernement un projet de campagne publicitaire dans les médias étrangers insistant sur la sûreté des séjours au Vietnam. Les services du tourisme et du transport aérien ont redoublé d'efforts pour attirer les touristes étrangers : réduction du prix des chambres, des séjours et du billet d'avion et renforcement des services.

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