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Le 16 mars 1968, la compagnie Charlie, appartenant à la 11e brigade de la division américaine Americal, entrait dans le village vietnamien de My Lai. De nombreux soldats de cette unité avaient été tués ou blessés les jours précédents dans des combats. Quand les troupes pénètrent dans le village, leur chef, le lieutenant William Calley, leur dit : « C’est ce que vous avez attendu, une mission, chercher et détruire. » Bilan : entre trois cents et cinq cents morts, presque tous des civils, et parmi eux de nombreux vieux, femmes et enfants. L’armée américaine annonça une grande victoire et la mort de 128 ennemis. Bien que des informations aient été disponibles sur la réalité des faits, le commandement tenta de les camoufler, et ce ne fut qu’en septembre 1969, à la suite des multiples démarches d’un soldat américain, Ronald Ridenbourg, que des charges furent retenues contre Calley. Mais les faits ne devinrent publics qu’en novembre, quand le journaliste américain Seymour Hersh publia les premiers témoignages sur ce crime. Jugé seul en 1970, le lieutenant Calley fut condamné seul, malgré ses affirmations qu’il avait reçu des ordres de son capitaine de tuer tous les habitants. Il fut condamné à la prison à vie, mais libéré en 1974. Il est retourné à la vie civile. Le Monde Diplomatique 2002
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Les noms des 504 victimes du massacre de My lai suivi de leur âge et de leur sexe.50 victimes étaient âgées de 0 à 3 ans,
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Le massacre prit fin quand un pilote d'hélicoptère américain s'apercevant de ce qui arrivait plaça son engin entre les soldats et les civils survivants ordonnant à ses équipiers de faire feu sur leurs compatriotes s'ils poursuivaient les meutres. L'affaire ne fut rendu publique que l'année suivante.
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