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de L'Agence Vietnamienne d'Information |
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1-15 novembre 99 16-30 novembre 99 décembre99 - début 2000 janvier/fevrier 2000 mars 2000 avril 2000 mai 2000 juin 2000 |
- La paix et la stabilité sont une prémisse
décisive pour le développement, a
réaffirmé le ministre vietnamien des Affaires
Etrangères Nguyen Dy Nien en répondant
à la question sur les avantages et les défis
pour le Vietnam qui vient de prendre pour la première
fois les fonctions de président du Comité
permanent de l'ASEAN. Dans une interview accordée samedi au
correspondant de l'Agence vietnamienne d'Information (AVI)
à Bangkok, après avoir participé la
Conférence des ministres des AE de l'Association des
nations d'Asie du Sud-Est, au Forum régional et
à la Conférence post-ministériellle, M.
Nien a poursuivi: C'est aussi "un très grand
défi" mais, le Vietnam a trouvé son rôle
et sa position dans la région et dans le monde et
suite aux récentes années de renouveau, son
rôle s'est renforcé en Asie du Sud-Est. Pour l'Association, a souligné le
ministre, il importe de maintenir les principes fondamentaux
à savoir la non-ingérence dans les affaires
intérieures d'autrui et le consensus. Le Vietnam et
plusieurs autres membres de l'ASEAN partagent le point de
vue selon lequel l'instauration de la confiance est
l'idée directrice des relations entre les pays de la
région comme entre ces derniers avec les pays hors de
la région. M. Nguyen Dy Nien a rappelé les
grandes contributions apportées par le Vietnam depuis
son adhésion aux activités de l'ASEAN, surtout
à la réalisation du Plan d'action de Hanoi et
des projets définis dans ce plan dont ceux de
développement de la subrégion du Mékong
et du Couloir Est-Ouest. De son retour dimanche à Hanoi, le
ministre a souligné, lors d'une conférence de
presse sur les résultats des réunions de
l'ASEAN à Bangkok, que tous les documents affirmaient
les principes fondamentaux de l'Association: la
non-ingérence dans les affaires intérieures
d'autrui et le consensus. L'exercice des fonctions de président
du Comité permanent de l'ASEAN est l'occasion pour le
Vietnam de contribuer à renforcer la
solidarité, la coopération et le
développement de l'organisation régionale, a
dit M.Nguyen Dy Nien. Le Vietnam avancera des initiatives,
sur la base du consensus de tous les membres de l'ASEAN,
pour contribuer à réaliser les objectifs
fondamentaux: la paix, la stabilité et un
développement économique égal dans
toute la région.-AVI - Bombes et défoliants largués en masse
pendant la guerre n'ont pas empêché une
mangrove vietnamienne de renaitre de ses cendres. A quelque
70 km de Ho Chi Minh-Ville, la forêt submergée
Can Gio vient d'être reconnue par l'Unesco comme une
réserve-biosphère mondiale. "C'est une des réserves à
biodiversité parmi les plus précieuses dans le
monde entier", affirment les chercheurs. "Can Gio offre un
musée génétique, un laboratoire vivant
pour les recherches génétiques sur la
dissémination, la résidence mais aussi la
reproduction des espèces après les changements
écologiques provoquées par la guerre", ont-ils
estimé. Couvrant une superficie de 40.000 ha, Can
Gio est devenue la première biosphère du
Vietnam à être inclue dans la liste de 368
zones en son genre. Ces dernières qui font partie de
91 nations et sont reconnues comme réserves mondiales
par l'Unesco. La forêt submergée Can Gio,
baignée de trois côtés par la mer
orientale s'est vue une grande partie détruite par
les bombardement et l'agent orange. Vingt ans après la guerre, sa
renaissance a été spectaculaire. Elle abrite
actuellement 27.000 ha de forêt reboisée, 7000
ha de forêt naturelle, où élissent
refuge 28 variétés végétales et
114 espèces animales. La biosphère assure
également l'équilibre écologique et
constitue le poumon de la plus grande ville du Vietnam. Selon les chercheurs, Can Gio deviendra une
rendez-vous international pour les études et stages
de biologistes. Un plan de développement du tourisme
écologique de cette biosphère est en
discussions. Pour sauvegarder la réserve, le plan
devra n'être strictement mis en route que dans les
régions-tampons, soulignent les experts.-AVI - Une délégation interministrielle du
Vietnam a effectué du 15 au 21 juillet une visite de
travail en France dans le cadre de l'accord de
coopération sur la lutte contre la contre-facon. La délégation des
ministères du Commerce, de la
Science-Technologie-Environnement, des Produits aquatiques,
de l'Agriculture-Développement rural dirigée
par le vice-ministre de la Science, de la Technologie et de
l'Environement, M. Hoang Van Huay, a travaillé avec
le ministère de l'Agriculture et de la Pêche de
France, le Bureau francais des appellations d'origine, la
Direction générale de la concurrence, de la
consommation et de la répression des fraudes, la
Direction générale de la Douane... Les
conversations s'axaient autour de la reconnaissance et de la
protection des appellations d'origine des produits
vietnamiens comme les sauces de poissons, le thé, en
France et dans les pays de l'UE. Les parties ont eu des échanges
d'expériences sur la gestion, le controle et l'examen
pour la prévention des produits de contre-facon, dont
des vins et spiritueux frelatés, au Vietnam. La délégation vietnamienne a
également eu, à la capitale de Belgique, des
séances de travail avec des organismes de la
Commission européenne chargés des affaires
commerciales, de la protection de la propriété
industrielle et des appellations d'origine.-AVI - La pénurie grandissante d'eau douce frappe la
capitale, au moment où la chaleur estivale devient
accablante. Dans des agglomérations et des
cités, l'eau est une véritable pomme de
discorde. Avoir de l'eau, même en quantité
insuffisante, c'est déjà une chance. La pénurie d'eau douce est devenue
monnaie courante pour les habitants dans le "vieux quartier"
de corporations de l'arrondissement de Hoan Kiem ou dans des
ruelles étroites des grandes artères, telles
Ton Duc Thang, Cau Giay, La Thanh, Hao Nam. A l'internat de
l'Université nationale de Hanoi situé dans la
commune de Me Tri, en banlieue sud-est, la direction fait
venir chaque jour un camion-citerne d'eau afin d'alimenter
les étudiants. Les habitants de
l'agglomération de Quynh Loi, arrondissement de Hai
Ba Trung, ont employé les grands moyens pour
remédier à cette pénurie en eau, qui
devient une denrée rare. Ces derniers ont foré
des puits dans chaque famille, sans aucun contrôle
d'un organisme sanitaire. Avec ses 2,7 millions d'habitants et un
million d'immigrants des provinces, Hanoi devrait fournir
700.000 m3 d'eau chaque jour. Mais les usines des eaux de la
capitale ne peuvent remplir que 70% de cette tâche,
soit 510.000 litres. En plus, ce volume ne parvient pas
toujours aux consommateurs. En effet, environ 150.000 m3
chaque jour s'échappent par les fuites des conduites.
Selon Pham Van Thao, chef du bureau commercial de la
Compagnie du commerce de l'eau potable de Hanoi (CCEP), ces
pertes sont dues à la vétusté de la
plupart des conduites d'eau, datant de la période
coloniale. Les services de lavage de voitures et de motos
contribuent aussi à la raréfaction de l'eau.
Des milliers de véhicules sont lavés chaque
jour dans l'ensemble de la capitale et cela entraine un
grand gaspillage. Un exemple: le lavage d'une moto
nécessite un tiers de mètres cube d'eau, celui
d'un camion, 1 à 1,5 m2. L'épuisement de la
nappe phréatique menace dangereusement la
capacité d'exploitation des compagnies du commerce de
l'eau potable. Pour alimenter les quartiers, cinq
camions-citernes de la CCEP de Hanoi tournent en permanence.
D'ici à 2003, la CCEP envisage d'installer 20.000
à 25.000 compteurs d'eau, afin de limiter au minimum
les fuites et les abus.-AVI - Un colloque international
intitulé "le Vietnam au 20e siècle" qui est
prévu d'avoir lieu les 19 et 21 septembre prochaine
à Hanoi avec la participation éventuelle de
plus de 300 invités et scientifiques étrangers
et vietnamiens. Les préparations de cette rencontres
ont été abordées le 22 juillet à
Ho Chi Minh - Ville lors d'une rencontre des invités
et scientifiques en présence de l'académicien
Nguyen Duy Qui et du professeur Le Huu Tang. Le séminaire sera l'occasion des
contacts et des échanges de vues entre les
scientifiques du monde et du Vietnam sur les
réalisations considérablle enregistrées
par le peuple vietnamien pendant la révolution
vietnamiens au 20e siècle, y compris des analyses de
sa signification sur l'évolution du pays, le
rôle et la position du Vietnam dans l'arène
internationale. Le changement du Vietnam au premier
demi-siècle, la révolution d'Aout, les deux
résistances révolutionnaires, l'oeuvre de
Renouveau, le monde et la révolution vietnamienne, le
développement et l'échange culturel, ainsi que
le rôle du PCV et du président Ho Chi Minh
constitueront les matières à discuter au
colloque.-AVI AFP Les Etats-Unis et le Vietnam concluent un accord
commercial WASHINGTON (AP) -- Les Etats-Unis et le Vietnam se
sont entendus sur le principe d'un accord commercial
prévoyant une baisse importante des tarifs douaniers
entre les deux pays, selon des sources proches des milieux
d'affaires. Ces sources ont affirmé mercredi sous couvert
d'anonymat que le négociateur américain
Charlene Barshefsky et le ministre du Commerce vietnamien Vu
Khoan étaient finalement venus à bout de leurs
différends à l'issue d'une semaine de
négociations. Quelques points techniques restent néanmoins
à régler, l'accord devant notamment être
traduit en vietnamien, mais la cérémonie de
signature pourrait avoir lieu dès cette semaine, ou
la semaine suivante. Mme Barshefsky avait déclaré lundi aux
journalistes que les deux parties étaient
''très proches'' d'un accord. L'accord prévoit une baisse des
barrières douanières entre les deux pays et
apporte une garantie pour les investissements de
sociétés américaines au Vietnam et sur
les copyrights. Les Etats-Unis et le Vietnam s'étaient
déjà entendus sur le principe d'un accord
commercial il y a un an, mais ce dernier n'avait jamais
été finalisé, le gouvernement
communiste vietnamien étant finalement revenu sur les
concessions faites par ses négociateurs. Frances Zwenig, haut responsable du Conseil commercial
USA-ASEAN, représentant les sociétés
américaines présentes en Asie du sud-est, a
estimé que les discussions devraient cette fois
porter leurs fruits, le Vietnam désirant attirer les
investissements étrangers. ''Nous ferons tout ce que
nous pourrons pour que le Congrès approuve cet
accord'', a-t-elle ajouté. La Banque mondiale a estimé qu'un accord avec
Washington pourrait permettre au Vietnam de faire passer le
montant de ses exportations à quelque 800 millions de
dollars (5,5 milliards de FF) par an, les tarifs douaniers
imposés par les Etats-Unis sur les produits
vietnamiens devant tomber de 40% à moins de 3%.
- Les Etats-Unis, qui ont signé jeudi un accord
de libéralisation des échanges commerciaux
avec le Vietnam, sont le 7ème partenaire commercial
de ce pays, selon les chiffres du département du
Commerce américain de 1999. Cet accord commercial, signé 25 ans
après la fin de la guerre entre les deux pays, va
notamment ouvrir le marché vietnamien aux biens et
services américains. Mais même sans accord, les échanges entre
les deux pays se sont développés. En
annonçant la signature de l'accord, le
président Bill Clinton a souligné que les
exportations américaines vers le Vietnam, qui
étaient de 4 millions de dollars quand il est
arrivé à la Maison Blanche début 1993,
sont plus de soixante-dix fois plus importantes
aujourd'hui. La balance commerciale, excédentaire au profit
des Etats-Unis en 1995, s'est dégradée pour
être par la suite de plus en plus déficitaire.
L'an dernier, le Vietnam a vendu pour 609 millions de
dollars aux Etats-Unis et a importé pour 291 millions
de marchandises américaines. Ce déséquilibre ne s'est pas
corrigé sur les quatre premiers mois 2000 puisque les
Etats-Unis ont exporté pour 142 millions de dollars
vers le Vietnam et ont acheté pour 241 millions de
produits vietnamiens. La moitié des importations américaines
sont des produits alimentaires (123 millions entre janvier
et avril 2000), dont notamment du poisson et des produits de
la mer, mais aussi du thé, du café et des
épices. Mais le Vietnam exporte également des
produits manufacturés, principalement des chaussures
et des textiles, et des produits pétroliers. Les Etats-Unis vendent essentiellement au Vietnam des
machines outils, notamment des équipements
électriques et des pièces pour des centrales
électriques nucléaires, et des produits
chimiques et engrais - Le Vietnam s'est félicité avec
prudence vendredi de la signature d'un accord commercial
avec les Etats-Unis, sans pour autant fournir d'explications
sur son changement d'attitude qui a permis d'aboutir
à cet accord historique après quatre ans de
négociations épineuses. "Il s'agit là d'un pas important dans le
processus d'intégration du Vietnam à
l'économie mondiale", a déclaré le
ministre vietnamien du Commerce Vu Khoan dans une interview
publiée vendredi par l'Agence vietnamienne
d'Information (AVI). Le ministre a notamment souligné que la
signature de l'accord commercial jeudi à Washington
était "basée sur les principes
d'égalité, d'avantage réciproque, de
respect mutuel de l'indépendance et de la
souveraineté". Les "négociations
bilatérales n'étaient pas simples", a-t-il
ajouté. "Les deux parties respectent les règles et
normes commerciales internationales en tenant compte que le
Vietnam reste encore un pays à bas niveau de
développement et qu'il procède actuellement
à son intégration à l'économie
régionale et mondiale", a expliqué M.
Khoan. Un accord préliminaire, qui permettra une
normalisation permanente des relations commerciales (PNTR)
américano-vietnamiennes, avait été
proposé l'année dernière par des
négociateurs vietnamiens avant d'être
rejeté plus tard par les dirigeants communistes du
pays. Une tentative de signature avait échoué
en septembre dernier, à la suite, selon les
observateurs, de la vive opposition d'une fraction
conservatrice au sein du Parti communiste vietnamien au
pouvoir et de sa crainte d'une ingérence
américaine dans les affaires intérieures du
régime communiste. "Certains milieux américains qui ne
démordent pas encore du "syndrôme vietnamien"
cherchent à empêcher la normalisation des
relations entre les deux pays, et même à
s'ingérer dans les affaires intérieures du
Vietnam", a dit le ministre cité par l'AVI. "La signature de l'accord est nécessaire mais
pas suffisante". "La position et la force du Vietnam sont
très différentes de celles d'il y a 10 ans. Le
Vietnam est un marché potentiel et ceux qui ont large
vue aux Etats-Unis s'en rendront compte", a estimé M.
Khoan. L'accord "est un événement historique,
mais ce n'est qu'un début. Sa ratification et
notamment son application ne seront pas simples. Les
procédures de ratification aux Etats-Unis sont assez
compliquées", a encore dit M. Khoan après
avoir exalté "la politique d'ouverture poursuivie par
le Parti communiste et l'Etat vietnamiens". M. Khoan, qui était à la tête
d'une délégation vietnamienne lors des
discussions de dix jours avec la représentante
américaine au Commerce Charlene Barshefsky, a enfin
appelé les hommes d'affaires vietnamiens à
bien se préparer pour pénétrer le
marché américain. Dans une conférence de presse tenue vendredi
à Hanoi, le vice-ministre vietnamien du Commerce Mai
Van Dau a également estimé que l'accord
commercial facilitera les échanges commerciaux et les
opportunités d'investissement bilatéraux, en
demandant en même temps l'amélioration des
capacités de concurrence de l'économie
vietnamienne. Cet accord, qui ouvrira aussi la voie à
l'adhésion du Vietnam à l'Organisation
mondiale du Commerce (OMC), intervient cinq ans après
le rétablissement de relations diplomatiques entre
les deux pays. L'accord accroîtra le commerce entre les deux
anciens ennemis permettant notamment au Vietnam
d'écouler ses produits aux Etats-Unis sur la
même base que la plupart des pays du monde, en
échange de son engagement à ouvrir ses
marchés aux investissements et à la
concurrence de l'étranger. L'accord n'entrera en fonction qu'après sa
ratification par les parlementaires des deux pays, et
restera soumis, jusqu'à l'adhésion du Vietnam
à l'OMC, à une révision annuelle de sa
bonne application par le Congrès
américain. HANOI, 14 juil (AFP) - Les investisseurs étrangers ont poussé
un soupir de soulagement après la signature jeudi par
Hanoï d'un accord commercial avec Washington, mais
beaucoup d'entre eux estiment qu'il ne suffira pas à
améliorer le climat des affaires au Vietnam. Si les hommes d'affaires vietnamiens et
étrangers se réjouissent des nouvelles
possibilités d'échanges commerciaux avec les
Etats-Unis, les entrepreneurs expatriés qui manquent
de confiance envers le régime communiste de
Hanoï, préfèrent plutôt attendre et
voir si le Vietnam tiendra ses engagements avant d'investir
davantage dans ce pays. Les hommes d'affaires américains ont
exprimé leur satisfaction du fait que le Vietnam a
mis fin à dix mois de mise en sommeil des
négociations de cet accord dont le projet avait
été rejeté l'an dernier par les
dirigeants communistes du pays. "Je me félicite de l'accord dont il a fallu
maintenant déjà un an pour finaliser les
termes", a déclaré Alfons Ardematteis de la
Chambre américaine du commerce en ajoutant toutefois
qu'il attendait peu de bénéfices
immédiats pour les compagnies
américaines. "Il faudra du temps pour que les Etats-Unis puissent
exporter leur technologie au Vietnam, pays qui manque
d'argent", a-t-il expliqué. De leur côté, les investisseurs
asiatiques estiment également que l'accord ne suffira
pas à améliorer le climat des affaires au
Vietnam et souhaitent que Hanoï fasse davantage
d'efforts pour gagner leur confiance après quatre ans
de négociations épineuses du texte avec
Washington. "On souhaite le retour des investisseurs
étrangers mais aussi la libéralisation des
investissements étrangers actuellement en recul et en
difficultés au Vietnam", faute d'un environnement
légal stable, a déclaré Richard Lim qui
fait partie d'un groupe d'hommes d'affaires de
Singapour. Les exportateurs vietnamiens ont accueilli avec
enthousiasme la perspective d'un accès au
marché potentiel des Etats-Unis grâce à
une réduction fiscale et douanière, mais ils
ont aussi le souci d'être capables de satisfaire en
quantité comme en qualité les demandes
américaines. "L'accord nous aidera à renforcer nos
exportations vers les Etats-Unis, le plus grand
marché du monde", souligne Nguyen Huu Tai, directeur
général adjoint de la compagnie
générale du thé du Vietnam. Le président de l'Association du café et
du cacao du Vietnam, Doan Trieu Nhan, a pour sa part
relevé que ce secteur économique aurait besoin
d'une aide technique et financière américaine
pour bénéficier des advantages de la
normalisation des relations commerciales entre les deux
pays. "L'amélioration de la qualité du
café et du cacao vietnamiens va requérir de
nouvelles technologies et plus de capitaux
d'investissement", a-t-il dit. Le directeur général de la compagnie
générale des chaussures du Vietnam, Do Thanh
Hong, partage cette préoccupation en estimant que la
compétitivité de son pays dans ce secteur est
encore faible et qu'il faudra beaucoup plus d'efforts en vue
de répondre aux demandes du marché
américain. "Les capacités des usines de production des
chaussures du Vietnam sont encore limitées et avec
une qualité des produits qui laisse toujours à
désirer", a-t-il expliqué. L'accord commercial va permettre au Vietnam de vendre
ses produits aux Etats-Unis sur la même base que la
plupart des pays du monde, en échange de son
engagement à ouvrir ses propres marchés aux
investissements et à la concurrence de
l'étranger. - Le Vietnam et les Etats-Unis ont signé jeudi
à Washington un accord commercial historique, cinq
ans après la normalisation de leurs relations.
Le ministre vietnamien du Commerce, Vu
Khoan et la représentante américaine au
Commerce, Charlene Barshefsky ont signé l'accord lors
d'une cérémonie à laquelle ont
assisté l'ambassadeur vietnamien aux Etats-Unis, Le
Van Bang et son homologue américain, P. Peterson.
Lors d'une rencontre après la
signature, le président Bill Clinton et le ministre
vietnamien Vu Khoan ont jugé qu'elle était
"une événement significatif" qui consacre la
normalisation entière des relations
bilatérales. L'accord a été signé
sur la base du principe d'égalité,
d'intérêt réciproque, du respect mutuel
de souveraineté nationale et selon les
réglementations de l'OMC, selon le correspondant de
l'AVI à Washington.-AVI ACCORD COMMERCIAL EST UN PAS IMPORTANT, SELON VU KHOAN
): La signature de l'Accord commercial avec les
Etats-Unis est un pas important dans le processus
d'intégration du Vietnam à l'économie
mondiale, a déclaré jeudi le ministre du
Commerce Vu Khoan dans une interview au correspondant de
l'Agence vietnamienne d'information(AVI) à Washington
après la signature. Voici les questions et réponses:
Question : Veuillez indiquer le contenu
principal del'Accord ? Réponse : L'Accord est basé
sur les principes d'égalité, d'avantage
réciproque, de respect mutuel de
l'indépendance et de la souverainté, comme l'a
défini le préambule du document. En même
temps, les deux parties respectent les règles et
normes commerciales internationales, en tenant compte que le
Vietnam reste encore un pays à bas niveau de
développement et qu'il est en train de
procéder au processus de mutation économique
et d'intégration à l'économie
régionale et mondiale. C'est aussi pour cette raison que ce
document, bien étant un accord sur les relations
commerciales, aborde non seulement le commerce de
marchandises mais aussi les secteurs des services, de
l'investissement et de la propriété
intellectuelle. Autrement dit, le concept "commerce" est
abordé ici dans un sens large, moderne, selon les
normes de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC). A cette
occasion, il faut ajouter qu'à nos jours, les accords
bilatéraux doivent se baser souvent sur les
conventions multilatérales, notamment les
stipulations de l'OMC. Pourtant, en raison des
caractéristiques susmentionnées du Vietnam,
les engagements ne sont qu'au niveau de champ et de temps
d'application. Ce sont les principaux principes
régissant le processus de négociation. Mais,
étant donné qu'il y a un grand écart
entre les structures, les niveaux de développement et
les dimensions des deux économies et que l'Accord
traite plusieurs domaines, les négociations ont du
durer 5 ans et n'étaient point simples. Parmi les engagements, je voudrais
souligner l'engagement mentionné dans l'Article 1,
Chapitre I sur le statut de la nation la plus
favorisée, qui précise que les deux parties se
réservent immédiatement et sans condition un
comportement non moins favorable à celui envers
d'autres pays (Evidemment, non compris les pays dans
l'alliance douanière ou la zone de libre
échange dont les deux parties sont membres; par
exemple, les Etats-Unis ne peuvent pas
bénéficier des privilèges que le
Vietnam réserve aux pays participant à la zone
de libre échange de l'ASEAN (AFTA) et le Vietnam ne
peut pas bénéficier de ceux accordés
par les Etats-Unis aux autres pays dans la zone de libre
échange de l'Amérique du Nord(NAFTA). Question : Quelle est la signification de
l'Accord? Réponse : Il faut affirmer que la
signature de l'Accord est le fruit de la politique
extérieure d'indépendance, de
souveraineté, de diversification et de
multilatéralisation des rapports et
d'intégration dynamique à l'économie
régionale et mondiale poursuivie par le Parti et
l'Etat vietnamiens. La signature de ce document intervient
au moment où les deux pays commémorent le 5e
anniversaire de leurs relations diplomatiques. Au cours de
ces cinq dernières années, grâce aux
efforts de part et d'autre, les rapports entre les deux
pays, y compris dans les domaines économique et
commercial, ont connu des pas de développement
encourageants, mais ne sont pas encores complets. Ainsi,
toutes les deux parties considèrent les
négociations pour parvenir à la signature de
l'Accord commercial comme une orientation prioritaire
destinée à compléter la normalisation
de leurs relations économique et commerciale.
J'espère qu'après
l'entrée en vigueur de l'Accord, les relations
économique et commerciale entre le Vietnam et les
Etats-Unis connaitront un développement plus
vigoureux. Sur le plan international, c'est un pas
important dans le processus d'intégration du Vietnam
à l'économie mondiale, favorisant son
adhésion à OMC. De toute évidence, cela
est propice à la tendance à la
coopération en Asie du Sud-Est et en Asie-Pacifique.
Question : Mais à votre avis, aux
Etats-Unis, le processus de ratification de l'Accord n'est
pas simple. Par ailleurs, les Etats-Unis sont une
économie de premier rang dans le monde et à un
haut niveau de développement. Qu'est-ce que donc
l'ouverture du marché rapporte au Vietnam? Réponse : La signature de l'Accord
est un évènement important, mais ce n'est
qu'un début. Le processus de ratification, notamment
l'application de l'accord ne seront pas simples. Les
procédures de ratification aux Etats-Unis sont assez
compliquées. Par ailleurs, et ce n'est pas un secret,
certains milieux aux Etats-Unis qui ne démordent pas
encore du "syndrome vietnamien" cherchent à
empêcher la normalisation des relations entre les deux
pays, même à s'ingérer dans les affaires
intérieures du Vietnam. Pourtant, j'espère que
l'intérêt de la coopération l'emportera.
La position et la force du Vietnam sont beaucoup
différentes de celles d'il y a dix ans. Le Vietnam
occupe une position importante en Asie du Sud-Est et
constitue un marché potentiel. Ceux qui ont large vue
aux Etats-Unis s'en rendront compte. Dans l'ensemble, la coopération
internationale constitue un facteur important pour le
développement du Vietnam. Mais dans la conjoncture
actuelle, toute coopération a un aspect de
concurrence. Ainsi, valoriser nos forces endogènes et
augmenter rapidement notre compétitivité,
à l'échelle nationale comme au niveau des
entreprises et de chaque marchandise, constituent un facteur
décisif. Question : Qu'est-ce que nous devons
faire donc après la signature de l'Accord? Réponse : La signature de l'Accord
est nécessaire mais pas suffisante. Ce qui est le
plus décisif, c'est qu'il faut élever la
compétitivité à tous les trois niveaux.
En même temps, les entreprises vietnamiennes devraient
faire valoir leur esprit "d'offensive" et prendre
l'initiative de se pénétrer dans le
marché américain, de chercher à
comprendre la clientèle, les partenaires, les besoins
et la loi pour promouvoir les exportations, trouver des
investissements et bénéficier des technologies
d'origine. Le ministère du Commerce est
prêt à soutenir les entreprises dans cette
action. J'ai discuté avec l'ambassadeur et le
conseiller commercial aux Etats-Unis des mesures
nécessaires visant à aider les entreprises
à saisir des opportunités nouvellement
offertes.-AVI RECHERCHE DU TRAVAIL POUR 1,3 MILLION DE PERSONNES EN
L'AN 2000 - Cette année, le Vietnam devrait
créer entre 1,2 million et 1,3 million de postes de
travail et maintenir le taux de chômage dans les
villes à 5%. Au cours du premier semestre de
l'année, le pays a trouvé des emplois à
550.000 personnes, soit 45,8% du plan prévu. Les deux
plus grandes mégapoles, Ho Chi Minh-Ville et Hanoi,
sont toujours au premier plan avec 85.000 et 26.500 nouveaux
emplois. Avec le rythme moyen de croissance
économique de 7% durant la période 1991-1998,
le Vietnam a pu créer quelque 1,1 million de postes
de travail, un chiffre toutefois très modeste par
rapport au sous-emploi qui reste endémique. Le nombre des chômeurs restant des
années précédentes, l'allègement
de l'effectif du personnel dans les entreprises
étatiques, la croissance démographique et
l'émigration croissante et en désordre causent
un grand problème à résoudre pour le
service du travail. Ho Chi Minh-Ville et Hanoi doivent
souvent faire face à un grand nombre de demandeurs du
travail ruraux, estimés à 70.000 à Ho
Chi Minh-Ville et à 20.000 à Hanoi. Le développement de
l'économie familiale et fermière, l'assistance
aux habitants venus s'installer dans les nouvelles zones
économiques constituent des orientations majeures du
gouvernemnt. Ces dernières années, le
gouvernement a entrepris une série de mesures
efficaces en vue de réduire le chômage:
création des fonds d'assistance en faveur des
entreprises, développement des métiers
employant beaucoup d'employés mais nécessitant
moins d'investissements, assurance de l'emploi
régulier aux travailleurs, intensification de
l'apprentissage professionnel en faveur des personnes qui
vont travailler à l'étranger. Par ailleurs, les projets
d'investissement étranger et intérieur ont
contribué pour une part importante à la
création de l'emploi au Vietnam.-AVI La bourse des valeurs de Ho Chi Minh-ville va
être inaugurée le 20 juillet prochain. Le Premier ministre Phan Van Khai et le
président du Comité populaire de la ville Vo
Viet Thanh auront l'honneur de presser le bouton de commande
du panneau électronique, inaugurant ainsi le premier
centre de transactions boursières du Vietnam.
Selon le docteur Tran Duc Sinh, directeur
adjoint de la bourse, la bourse des valeurs de Ho Chi
Minh-Ville compte actuellement sept consignataires: les
compagnies boursières Bao Viet, Thang Long, De Nhat,
Saigon, celle de la banque d'investissement et du
développement, et celle, toute récente, de la
Banque par actions du commerce d'Asie. La seule compagnie
étrangère est Hongkong Bank. Pour la première session de
transactions boursières, quatre types de titres
seront mis sur le marché: les actions de SACOM
(Compagnie par actions de câbles et de
matériels des télécommunications), de
REE (Compagnie par actions d'appareils
électro-cryogéniques), les obligations du
gouvernement et celles de la banque d'Investissement et du
Développement. Le tout représente 1.000
milliards de dôngs. Selon le directeur adjoint, les
étrangers peuvent acheter jusqu'à 20% du total
des actions d'une entreprise, ou créer, avec des
partenaires vietnamiens, une compagnie boursière
(avec 30% de capitaux étrangers) afin de devenir
consignataires de titres. L'investisseur étranger souhaitant
participer aux opérations boursières doit
ouvrir un compte à la bourse, par
l'intermédiaire d'un consignataire étranger.
Mais il doit d'abord créer une coentreprise avec un
partenaire vietnamien, pour participer aux échanges
boursiers en tant que compagnie. Le centre de Ho Chi
Minh-Ville accueille également les investisseurs
désireux d'ouvrir simplement un bureau de
représentation. Tran Duc Sinh a fait savoir que
d'autres banques étrangères devraient suivre,
après Hongkong Bank. Deuch Bank et City Bank se sont
déjà inscrites pour pouvoir mener
prochainement leurs opérations boursières
à Ho Chi Minh-Ville.-AVI PLUIES TORRENTIELLES A CAN THO: PLUS DE QUATRE
MILLIARDS DE PERTES MATÉRIELLES Du 10 au 12 juillet, des pluies diluviennes, suivies
de forts tourbillons se sont abattues sur la province de Can
Tho (delta du Mékong) provoquant de grandes pertes
matérielles. Selon les statistiques initiales,
jusqu'au 12 juillet, 215 maisons se sont effondrées,
591 autres ont leur toiture enlevée, 48 salles de
classe et deux établissements
médico-sanitaires ont été
endommagés. En outre, 6.600 ha de riz
d'été-automne à peine mur ont
été submergés dont près de 500
ha gravement endommagés. Les districts les plus touchés
sont Thot Not et Vi Thuy. Les autorités locales sont venues
en aide aux foyers sinistrés pour qu'ils puissent
stabiliser leur vie.-AVI HAUSSE DU NOMBRE D'ACCIDENTS EN SIX PREMIERS MOIS
Selon le ministère des Communications et
des Transports, au cours du premier semestre de
l'année, ont été recensés dans
tout le pays, 11.933 accidents de circulation, faisant 3.920
morts et 13.159 blessés, soit une augmentation
respective de 6,88%, 9,01% et 5,95% par rapport à la
même période de l'année
précédente. Les accidents de route
représentent une part majoritaire avec 96,8% de cas,
94% du nombre de morts. Ont été
enregistrés 31 cas de collision de bus et un
renversement de train, qui ont causé de lourdes
pertes en vies humaines et en biens. Pour limiter les accidents de
circultation, le ministère des Communications et des
Transports a lancé des mesures urgentes à
savoir: la promulgation du Code de la route, l'utilisation
obligatoire de casques de motos, l'élévation
de la qualité de contrôle des moyens de
communication... Le Gouvernement a demandé au
Comité national de sécurité de
circulation de continuer à coopérer avec les
autres branches concernées pour réaliser
stricte Situé à 150 km au nord-est de Ho Chi
Minh-Ville, le parc national Cat Tien, une des plus grandes
réserves naturelles du pays, s'étend sur
74.319 ha dans l'intersection des trois provinces de Dong
Nai, Lam Dong et Binh Phuoc. Le parc national Cat Tien dispose d'une
flore et d'une faune aussi riches que variées. Il est
connu comme un musée vif de la biodiversité et
une destination idéale pour les touristes. Cat Tien abrite 1.362 espèces
végétales dont plusieurs de haute valeur
économique et biologique. On y trouve encore 55
espèces d'animaux, plus de 300 d'oiseaux, 40 de
reptiles, 71 de poissons... On trouve encore à Cat
Tien le tigre d'Indochine, le rhinocéros de Java
(Rhinoceros sondaicus) qui sont classés dans la liste
des espèces menacées de l'extinction, de
même que des espèces reconnues dans le livre
rouge. Ces dernières années, avec
l'aide financière des organisations internationales
et des scientifiques du pays et de l'étranger, le
tourisme écologique à Cat Tien a tendance
à bondir. Le nombre de visiteurs et de chercheurs
scientifiques a augmenté considérablement.
Le fleuve de Dong Nai, d'une longueur de
90 km, ceinture naturelle du Nord, de l'Ouest et de l'Est du
parc naturel Cat Tien, a créé de beaux
paysages pour ajouter aux atouts touristiques de ce site.
Cat Tien possède d'une vaste
superficie de terre basse. quand vient la saison de pluies,
le niveau d'eau monte, submergeant environ 2.500 ha et
créant un système d'étangs et de
marais. Pendant la saison sèche, l'eau retire, prend
forme une région marécageuse
préférée des poissons, des reptiles, et
particulièrement des mammifères
ongulés. Les forêts, le fleuve Dong Nai et
les régions inondées y forment une
diversité de paysages, de faune et de flore. La
protection de la région réside dans le maitien
de la biodiversité et de la nature sauvage,
très rare dans le monde. Actuellement, le gouvenement
néerlandais accorde une assistance financière
au projet de développement et de protection du parc
national Cat Tien pour qu'il puisse devenir une zone
écotouristique attractive.-AVI Le Vietnam a envoyé plus de 14.500
travailleurs à l'étranger pendant le 1er
semestre, en particulier en Asie et dans les pays du
Moyen-Orient, selon le ministère du Travail, des
Invalides de guerre et des Affaires sociales. Le Japon, la Corée du Sud, Taiwan,
la Lybie et le Laos sont les premiers pays d'accueil des
travailleurs vietnamiens durant cette période.
Un mécanisme aux politiques
"incohérentes" dans la gestion entrave toutefois
l'exportation de la main-d'oeuvre, une source
non-négligeable de devises au Vietnam. La qualification des travailleurs pose un
autre problème, notamment en la matière de la
discipline, le rapport employeur-employé mais aussi
de leur maitrise de langues étrangères.
Le ministère du Travail envisage
de prendre prochainement des mesures destinées
à impulser l'envoi des travailleurs à
l'étranger en exigeant une responsabilité plus
engagée des entreprises concernées. Une étude est actuellement en
cours avec le ministère des Affaires
étrangères pour la relance des marchés
traditionnels en Europe orientale et l'ex-URSS qui avaient
absorbé un grand nombre de travailleurs vietnamiens.
Le Vietnam cherche également
à élargir les marchés en Asie, et au
Moyen-Orient. Les travailleurs vietnamiens sont
présents à 38 pays étrangers,
principalement de l'Asie et de l'Afrique du Nord. De 1991
à 1999, un total de 90.000 Vietnamiens sont partis
travailler à l'étranger, dont 21.810 en 1999
par l'intermédiaire de 135 sociétés
autorisées à exporter de la main-d'oeuvre.-AVI
QUARTIERS A PIETONS ET GASTRONOMIE A HANOI - En commémoration du 990e anniversaire de
Thang Long-Hanoi, des rues à piétons et
gastronomie et le marché de nuit Dong Xuan sont en
projet de construction. Selon le projet, un montant total de 11
milliards de dongs dont 2,4 milliards de dongs pour la
première phase, sera injecté à la
réhabilitation de la rue Hang Buom (Rue des Paniers)
en une rue à piétons. Le réseau de rues gastronomiques
vietnamiennes, d'un fonds total d'investissement de 6,2
milliards de dongs, comprend trois rues: Duy Tan, Dien Bien
Phu et Hang Bong. Pour la première phase, un
crédit de 1,6 milliard de dongs sera destiné
à la construction d'une porte d'entrée, la
réparation des routes et à l'éclairage.
Un marché de nuit avec des
kiosques mobiles sera organisé dans les rues autour
de l'actuel marché Dong Xuan, le plus grand
marché de Hanoi. -AVI Aujourd'hui, près de 700.000
élèves dans tout le pays participent aux
concours d'entrée dans les écoles
suprérieures. Ce chiffre est en augmentation de 20%
par rapport au nombre d'inscriptions de l'an dernier.
A la 1ère tranche qui se
déroule les 7 et 8 juillet, hormis plus de 443.000
bacheliers de l'année scolaire 1999-2000, on a
recensé environ 250.000 candidats libres. Selon le ministère de l'Education
et de la Formation, ont été
enregistrées plus de 1,8 millions d'inscriptions aux
153 écoles supérieures et universités
de l'ensemble du pays. Les examens se répartissent en
trois tranches: 7 et 8 juillet, 11 et 12, enfin 14 et 15.
La réception des candidats a
été bien organisée avec la
participation des jeunes bénévoles, des
services des transports et des communications, de la
police... Hier matin, les bacheliers, venus de
diverses localités du pays, qui sont arrivés
à la capitale avant les premiers examens
d'entrée dans les écoles supérieures et
les universités, comblaient les rues de Hanoi.
Les rues Nga Tu Vong, Nguyen Trai, Cau
Giay, Buoi, Truong Trinh, Lang, Dai Co Viet, Le Duan et Chua
Boc étaient pleines d'étudiants se dirigeant
vers les établissements universitaires ou scolaires
qui servent de lieux d'examens. Les jeunes se pressaient aux
panneaux d'information, pour connaitre la salle et l'heure
de leur passage. A certains endroits, la circulation fut
bloquée pendant une heure, jusqu'à
l'intervention de la police.- Quelque 700.000 candidats ont commencé vendredi
dans tout le Vietnam à faire leurs examens
d'entrée aux universités dont les
diplômés finiront souvent par être mis au
chômage qui a déjà touché
plusieurs millions de personnes en raison des
difficultés économiques du pays. Après avoir passé 5 ans en moyenne
à l'université, des centaines de milliers de
jeunes vietnamiens diplômés de l'enseignement
supérieur n'ont d'autre choix que de rejoindre le
contingent des chômeurs, dans un pays où la
lutte pour l'emploi s'accroit sans cesse. L'un des sujets les plus préoccupants pour le
gouvernement et les familles vietnamiens demeure la
création d'emplois pour les étudiants en fin
d'études afin d'éviter un énorme
gaspillage, non seulement d'intelligence mais aussi de frais
de formation. "Le nombre des diplômés sans emploi
s'accroit rapidement en raison des difficultés
économiques et du manque d'une bonne politique de
formation", explique M. Pham Quang Sang, l'un des
responsables de l'Institut du développement de
l'éducation supérieure. Au moins 100.000 étudiants sortent chaque
année des écoles supérieures mais
presque la moitié d'entre eux sont toujours au
chômage au bout d'une ou de plusieurs années
d'attente, alors que l'enseignement supérieur s'est
généralisé depuis 1995 au
Vietnam. "Il faut réorientier la formation
supérieure qui doit être liée à
la croissance économique", a affirmé M. Sang
en prévoyant toutefois que "le chômage dans le
monde estudiantin s'aggravera dans les années
à venir". A Hanoï, environ 30% des étudiants
diplômés d'une trentaine d'écoles
supérieures sont au chômage et cette proportion
s'accroit chaque année, sans tenir compte de ceux qui
ne trouvent pas un emploi correspondant à leur
formation. "On manque de jeunes diplômés dans les
régions reculées du pays tandis qu'ils sont
trop nombreux dans les villes où ils cherchent
à rester à la fin de leurs études sans
vouloir revenir dans leur région natale", explique
Mme Vu Thi Huong, gestionnaire du ministère de
l'Education et de la Formation. Depuis une décennie, le régime
communiste vietnamien a mis fin à sa politique de
distribution d'emplois et les étudiants
diplômés doivent se débrouiller seuls
pour se lancer sur le marché du travail qui voit
arriver chaque année plus d'un million de demandeurs
d'emploi. Les familles dépensent entre 1.500 et 2.000
dollars pour permettre à chaque étudiant de
suivre 4 ou 5 ans d'études dans une école
supérieure mais la plupart des diplômés
acceptent en fin de compte un emploi de gardien, conducteur
de cyclo-pousse, serveur dans un restaurant ou un
hôtel où leurs capacités intellectuelles
sont inexploitées. Il est encore plus difficile aux familles ayant deux
ou trois enfants de financer leurs études, dans un
pays où le revenu moyen par habitant est de 250
dollars par an, selon les estimations les plus recentes du
gouvernement. La situation devrait encore s'aggrager du fait de la
récente décision du gouvernement de
réduire le nombre de fonctionnaires de 15% dans le
cadre d'une refonte de la fonction publique. Les diplômés les avantagés restent
ceux qui possèdent la maîtrise d'une ou
plusieurs langues étrangères et les apprentis
informaticiens performants. Pour tenter de résoudre le problème, le
gouvernement est en train d'élaborer un service de
travail obligatoire de 2 à 3 trois dans les
régions reculées du pays pour tous les jeunes
diplômés d'université mais ce projet
reste difficile à réaliser faute de moyens
financiers. "Il est de plus en plus compliqué de trouver un
emploi si on n'a pas assez d'argent ou pas de relations
personnelles indispensables", confie avec amerture Mme To
Thi Thoa, une mère de famille ayant deux enfants
diplômés d'universités mais qui sont
restés sans emploi depuis plusieurs
années. Hanoi 7 juillet (AVI) - Depuis deux
semaines, le niveau du Mékong a atteint la cote
d'alerte 1, submergeant une grande partie de la superficie
du riz d'été-automne dans le delta du
Mékong. Il s'agit d'une saison des crues
précoce, fort rare au cours de ces 40
dernières années dans la région.
Les eaux du Song Tien (bras
antérieur du Mékong) et du Song Hau (bras
postérieur du Mékong) inondaient près
de 20.000 ha de riz d'été-automne de la
province d'An Giang. Selon les prévisions
météorologiques, de fortes pluies sont
prévues sur le bassin du Mékong. Son niveau
s'élèverait rapidement et franchirait la cote
d'alerte 1. Les crues montent rapidement dans les
trois districts en amont de la Plaine des Joncs de Tan Hung,
Vinh Hung et Moc Hoa (province de Long An). De fortes crues
et des pluies torrentielles ont inondé près de
20 communes et submergé 19.000 ha de riz dont 1.500
ha ont été gravement endommagés.
Au cours des dix derniers jours, des
crues en amont du Mékong et des pluies diluviennes se
sont abattues sur la province de Dong Thap, et ont
inondé plus de 40.000 ha de riz
d'été-automne dans les quatre districts en
amont de Hong Ngu, Tan Hong, Tam Nong, Thanh Binh.-AVI
Le projet de la construction de
l'avenue sur l'axe Est-Ouest à Ho Chi Minh-Ville a
été approuvé mercredi le 5 juillet par
le premier ministre. L'ouvrage d'un cout
évalué à 8.101 milliards de dongs
(67,055 milliards de yens, environ 58 millions d'USD) sera
mis en chantier en 2002 pour s'achever vers 2005. Le fonds
d'investissement pour cette route vient d'un prêt de
la Banque japonaise de coopération internationale
(JBIC) et du budget de Ho Chi Minh-Ville. D'une longueur de
21,8 km dont près de 2 km de tunnel de 6 voies sous
la rivière de Sai Gon, l'avenue reliera le district
de Binh Chanh au district de Thu Thiem en passant par les
arrondissements 6, 8, 5, 1 et 2. Le design de
l'ouvrage a été concu selon la norme moderne
étrangère.-AVI HANOI (Reuters) - La première Bourse du Viêtnam ouvrira le
20 juillet à Ho Chi Minh Ville (Saïgon), a
annoncé le président de son autorité de
tutelle, la Commission nationale des valeurs
mobilières. "Nous ouvrirons la Bourse le 20 juillet, c'est
assuré", a dit à Reuters Nguyen Duc Quang.
Pour l'instant, deux sociétés seulement
sont cotées: Refrigeration Electrical Engineering
Corp et Cable and Telecommunication Material Co. Six
sociétés de Bourse locales se sont en outre vu
accorder des licences. La Bourse fonctionnera les lundi, mercredi et
vendredi. Le Van Chau, membre de la commission économique
du comité central du Parti communiste, a dit que les
transactions débuteraient dès que possible
après l'ouverture. Il a ajouté que la commission boursière
pourrait exhorter le gouvernement à mettre sur le
marché une partie des participations de l'Etat dans
les entreprises. Compte tenu du peu de valeurs
cotées, les transactions porteront sans doute, dans
un premier temps, sur les emprunts de l'Etat et des banques
publiques. Le marché boursier viêtnamien
intéresse a priori l'étranger mais compte tenu
de sa faible capitalisation - 20 à 40 millions de
dollars - et d'une limitation à 20% de la
participation étrangère au capital d'une
société cotée, cet intérêt
sera au moins au début essentiellement
théorique. Selon un banquier non viêtnamien, certains gros
fonds de croissance asiatiques pourraient peu à peu
développer une présence sur ce marché.
Le ministre du commerce Vu Khoan et la
représentante américaine Charlene Barshefsky.
signe l'accord commercial
Photo Le Chi.(AVI)
7ème partenaire commercial du Vietnam
vendredi 7 juillet 2000, 5h49