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Penser librement ed : la Chronique sociale
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PHAN DUY HUONG, informaticien, traducteur littéraire et écrivain, a sous titré "Cyclo" et "A la verticale de l'été" de Tran Anh Hung. Traducteur de nombreux ouvrages (la messagère de cristal de Pham thi Hoai, entre autres...), il est l'auteur de "Un amour métèque", "Vay goi nhau lam nguoi": Devenir humain ensemble (USA 1996) entre autres.
Il nous présente aujourd'hui un ouvrage de philosophie , tout terrain et tout public "PENSER LIBREMENT" édité par Chronique sociale "Je pars du cadre classique de notre culture, j'examine le problème fondamental de toute philosophie que je reformule dans notre parler d'aujourd'hui:nos rapports au monde, matériel, vivant, pensant, sont-ils intelligibles? si oui pourquoi et comment?" Un morceau choisi par AD@LY: sa conclusion intitulée "Et pour ne pas en finir" réaliste, dynamique et enthousiaste, un appel à la responsabilité de chacun de nous en cette veille du 3ème Millénaire. "De nos jours, l'avenir de l'humain se résume à un mot, le plus spontané dans toutes les langues: NON. A l'intérieur de ce Non à ce monde-ci, en cette vie -et nous n'en aurons pas d'autres-il peut exister des moments d'humanité où de son plein gré, en toute lucidité, un homme dit oui à son prochain. Ce non universel fonde la culture. Ce oui singulier lui donne un avenir. Si on opte pour la dignité de l'homme, le Non l'emporte, hélas et de loin. Nous vivons dans notre tête et dans notre chair une affreuse crise de civilisation. Les demeures communes des hommes s'en vont à vau-l'eau sous les coups d'un marché capitaliste conquérant, écrasant, ou chaque homme ne vaut que par son pesant fluctuant de Dollars, de Yens ou d'Euros. C'est le sauve-qui-peut général. Les plus inconscients se dressent mordicus sur leurs lumineuses et payantes certitudes, ils causent en petits comités dans d'étranges vocabulaires, à coup de mystérieux concepts, d'incompréhensibles équations. Les plus malins squattent les medias, incontestables, incontournables, interchangeables gourous de la mondialisation. Nos votes, nos mots ont perdu de leur efficacité, ils ne signifient plus rien. Modestes, nous nous coulons corps et âme dans le leurs et nous découvrons que c'est vain. Ces bulles de savon ont crevé ou crèveront dans d'imprévisibles et mystérieuses bourrasques. La vérité du monde est ailleurs, inaccessible, étrangère à notre vérité. Pourtant c'est nous qui faisons ce monde, il est nôtre de plein droit, c'est à nous de le dire...." |
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